Ramallah, le 10 février, 2026, WAFA- Le vice-président palestinien, Hussein al-Sheikh, a tenu mardi à Ramallah une réunion élargie avec les ambassadeurs des pays arabes et occidentaux, des représentants de missions diplomatiques et des représentants d'organisations internationales opérant en Palestine. La réunion a porté sur l'escalade israélienne en cours et ses graves répercussions sur la situation politique et humanitaire.
Al-Shaikh a informé les participants sur les derniers développements concernant les pratiques d'occupation israéliennes, notamment l'agression continue contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza, caractérisée par un siège, la famine et les souffrances humanitaires sans précédent. Il a également évoqué l'intensification des attaques de colons en Cisjordanie, la politique de confiscation des terres et le gel des recettes fiscales palestiniennes, qui a engendré une crise financière et économique, en violation flagrante du droit international et des résolutions de l'ONU.
Au cours de la réunion, Al-Sheikh a souligné l'importance de poursuivre le renforcement de la démocratie en Palestine, d'organiser des élections à tous les niveaux, de mettre en œuvre des réformes, de lutter contre la corruption et d'élaborer une constitution pour l'État de Palestine. Il a insisté sur le fait que ces efforts s'inscrivent dans le cadre du processus de transition, entamé il y a plusieurs décennies, d'une autorité à un État.
Al-Shaikh a également passé en revue les récentes décisions du cabinet israélien, qui constituent un désaveu manifeste des engagements et accords signés, et une atteinte directe à toutes les chartes et traités internationaux. Il a mis en garde contre les répercussions de ces politiques sur les perspectives de sécurité et de stabilité dans la région.
Il a souligné la nécessité pour la communauté internationale d'assumer ses responsabilités juridiques et morales et d'exercer une pression réelle et efficace sur le gouvernement occupant, afin qu'il mette fin à son agression et à ses violations continues, qu'il respecte le droit international et qu'il garantisse le respect de la souveraineté de l'État de Palestine internationalement reconnu. Il a insisté sur le fait que le silence international persistant encourage l'occupation à perpétuer ses politiques agressives et coloniales, car la simple condamnation et la dénonciation ne suffisent plus. La communauté internationale doit prendre des mesures claires et dissuasives qui contribuent véritablement à la mise en œuvre du droit international et des résolutions de la légitimité internationale, et qui mènent, à terme, à la création de l'État palestinien.
K.R



