Ramallah, le 18 mai 2026, WAFA – Le huitième Congrès général du mouvement de libération nationale palestinien Fatah a réaffirmé, dans son communiqué final publié lundi, que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) demeure « le seul représentant légitime du peuple palestinien » et « la réalisation politique la plus importante » du peuple palestinien depuis la Nakba de 1948.
Réuni du 14 au 16 mai simultanément à Ramallah, Gaza, Beyrouth et au Caire sous le slogan « Un nouvel élan – Résilience, liberté et indépendance », le Congrès a insisté sur l’attachement du peuple palestinien à sa terre et à son droit au retour, tout en dénonçant la poursuite de la guerre à Gaza, l’expansion de la colonisation israélienne et les violations commises à Jérusalem et en Cisjordanie occupée.
Le mouvement a affirmé que l’unité nationale palestinienne ne peut être réalisée qu’au sein de l’OLP et sur la base du respect de sa légitimité, des décisions de ses institutions nationales et de l’unité du système politique palestinien en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et dans la bande de Gaza, sous « une seule loi et une seule autorité légitime ».
Le communiqué souligne également que « Jérusalem restera la perle de la couronne et la capitale éternelle de l’État de Palestine », réaffirmant l’engagement du mouvement à soutenir la population de la ville, à faire face aux politiques d’« israélisation » et à défendre les lieux saints musulmans et chrétiens, notamment la mosquée Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre. Fatah a par ailleurs réitéré son soutien à la tutelle hachémite jordanienne sur les lieux saints de Jérusalem.
Concernant Gaza, le Congrès a affirmé qu’« il n’y a pas d’État sans Gaza, ni d’État dans Gaza », qualifiant la guerre en cours dans l’enclave de « tache de honte pour l’humanité ». Le mouvement a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu, de la réouverture des points de passage, de l’acheminement de l’aide humanitaire et du lancement du processus de reconstruction sous l’autorité du gouvernement palestinien.
Le communiqué a également dénoncé la poursuite des opérations militaires israéliennes dans les camps de réfugiés de Jénine, Tulkarem et Nour Shams, ainsi que l’intensification de la colonisation et des attaques de colons sous protection de l’armée israélienne.
Fatah a réaffirmé son attachement à la « résistance populaire pacifique » face à l’occupation et à la colonisation, appelant à renforcer les mécanismes de protection des villages palestiniens menacés par les attaques de colons.
Le mouvement a en outre condamné les mesures israéliennes visant l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), accusant Israël de chercher à « liquider la question des réfugiés palestiniens » et à remettre en cause leur droit au retour. Le Congrès a insisté sur le fait qu’Israël « ne dispose d’aucune légitimité pour mettre fin au mandat de l’UNRWA », tout en appelant à renforcer le soutien politique, juridique et financier à l’agence onusienne.
La question des prisonniers palestiniens a occupé une place centrale dans le communiqué. Fatah a qualifié la libération des détenus palestiniens de « mission nationale sacrée », dénonçant les pratiques israéliennes de torture, de privation de soins médicaux, de détention arbitraire et de disparition forcée, qu’il considère comme des violations du droit international et des Conventions de Genève.
Le Congrès a également renouvelé son soutien à une solution politique fondée sur le droit international et les résolutions des Nations unies, appelant la communauté internationale à faire pression sur Israël pour mettre fin à l’occupation des territoires palestiniens occupés depuis 1967 et à l’expansion des colonies.
Le mouvement a salué les positions de plusieurs pays arabes et étrangers soutenant la cause palestinienne, notamment la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, l’Algérie, l’Afrique du Sud ainsi que l’Espagne dirigée par Pedro Sánchez.
Le Congrès a enfin affirmé que, malgré « l’intensification de l’occupation et des défis », le peuple palestinien « restera fermement enraciné sur sa terre », estimant que « le gouvernement israélien d’extrême droite n’est pas un destin inévitable » et que « l’occupation prendra fin ».
H.A



