Ramallah, le 26 mai 2026, WAFA – Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a condamné avec la plus grande fermeté la décision des autorités israéliennes de confisquer environ 109,79 dunums de terres situées aux abords du village de Nabi Samuel et de Beit Iksa, au nord-ouest de Jérusalem, sous le prétexte de « développer et préserver des sites archéologiques ».
Dans un communiqué publié mardi, le ministère a estimé que cette décision s’inscrivait dans une politique coloniale systématique visant à remodeler la géographie et la démographie palestiniennes, à renforcer la judaïsation de Jérusalem-Est occupée et à l’isoler de son environnement naturel. Selon lui, ces mesures participent également à l’altération des caractéristiques de la ville et à l’effacement de son identité palestinienne historique.
La diplomatie palestinienne a affirmé que cette démarche s’inscrivait dans un projet colonial plus large fondé sur le déplacement du peuple palestinien et l’appropriation de ses terres, de son histoire et de son patrimoine. Elle a souligné que cette politique contrevenait au droit international ainsi qu’à la position de l’administration de Donald Trump opposée à l’annexion et aux déplacements forcés.
Le ministère a insisté sur le fait que cette décision ne relevait ni d’une procédure administrative ni d’un projet de développement, mais constituait une confiscation de terres par la force et une violation du droit international, de la Organisation des Nations unies et des résolutions internationales. Il a accusé Israël d’utiliser les notions d’« intérêt public » et de « préservation du patrimoine » comme couverture pour légitimer l’appropriation de terres palestiniennes et remodeler l’espace au service de son projet colonial.
Le communiqué a également réaffirmé que l’État d’Israël ne détenait aucune souveraineté sur Jérusalem-Est occupée ni sur aucune partie du territoire palestinien occupé, considérant comme nulles et sans effet juridique toutes les mesures prises par les autorités israéliennes, conformément aux résolutions de la légalité internationale.
Enfin, le ministère a appelé la communauté internationale et les Nations unies à adopter des mesures concrètes et contraignantes, y compris des sanctions, afin de mettre un terme aux politiques de confiscation, d’annexion et de judaïsation. Il a également demandé la mise en place de mécanismes de reddition de comptes concernant les violations israéliennes et la protection du patrimoine historique, religieux et culturel de Jérusalem, présenté comme un héritage palestinien, universel et humain nécessitant une protection internationale globale.
H.A



