Ramallah, le 28 juin 2026, WAFA- L’Autorité palestinienne des affaires des prisonniers et des ex-prisonniers a dénoncé, dimanche, la poursuite des conditions de détention qu’elle qualifie de « très difficiles » imposées aux détenues palestiniennes incarcérées à la prison israélienne de Damon, affirmant qu’elles sont privées de leurs droits fondamentaux garantis par le droit international.
Dans un communiqué, l’Autorité s’est appuyée sur le témoignage de la détenue Lina Mohammad Wazwaz (36 ans), originaire d’Hébron, arrêtée le 2 avril 2025, qui décrit des conditions de détention particulièrement éprouvantes.
Selon son récit transmis à l’avocate de l’Autorité, elle a été arrêtée le quatrième jour de l’Aïd al-Fitr par une trentaine de policiers israéliens. Elle affirme avoir souffert de fortes douleurs après avoir été maintenue menottée pendant quatre jours consécutifs. Elle a ensuite été détenue pendant près de 21 jours au centre de détention de Maskubiya, avant d’être transférée successivement vers les prisons de Ramleh et de Sharon, puis à la prison de Damon, où elle est actuellement incarcérée.
La détenue affirme également que les opérations de répression contre les prisonnières se poursuivent. Elle indique qu’une unité israélienne lourdement armée est intervenue dans la prison il y a une semaine en utilisant notamment une grenade assourdissante. Elle précise avoir été blessée au visage lors d’une intervention menée dans sa cellule le 10 juin.
Concernant les conditions de vie, Lina Wazwaz affirme que certaines détenues sont contraintes de dormir à même le sol et que la nourriture qui leur est fournie est de mauvaise qualité et impropre à la consommation. Elle ajoute que l’administration pénitentiaire ne leur permet d’obtenir un simple antidouleur qu’après autorisation d’un médecin.
Mariée et mère de quatre enfants, Lina Wazwaz exerçait la profession d’enseignante avant son arrestation.
H.A



