Ramallah, le 23 juin 2026, WAFA- Aujourd’hui, mardi, la Commission pour les affaires des prisonniers et des ex-détenus a révélé ce qu’elle a décrit comme des conditions « catastrophiques » vécues par les prisonnières palestiniennes dans la prison de Damon, à la lumière du surpeuplement sévère, de la négligence médicale délibérée et de la privation des droits de l’Homme les plus fondamentaux.
La Commission a expliqué, dans un communiqué de presse, que son avocat avait été informé lors d’une visite à la prison sur les conditions de vie et de santé des prisonnières, notant que la prison Al-Damon compte actuellement 87 prisonnières palestiniennes, dont trois prisonnières de la bande de Gaza, alors que les femmes détenues administrativement constituent environ un tiers du nombre total de prisonniers.
Elle a indiqué qu’un certain nombre de prisonnières souffrent de conditions de santé difficiles qui nécessitent un traitement immédiat et des soins médicaux spécialisés, mais l’administration pénitentiaire continue de les priver d’obtenir un traitement approprié, dans le cadre d’une politique de négligence médicale délibérée.
La Commission a ajouté que les femmes détenues enceintes sont confrontées à des conditions humanitaires et sanitaires extrêmement difficiles, compte tenu de l’absence des soins médicaux nécessaires et du fait qu’elles ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux qui garantissent leur sécurité et celle de leurs fœtus.
En ce qui concerne les conditions de vie, elle a souligné que les chambres souffrent d’un surpeuplement sévère, avec plus de dix femmes détenues dans les grandes chambres et pas moins de cinq femmes dans les petites chambres, malgré l’étroitesse des espaces et leur inadéquation pour ce nombre, en plus des températures extrêmement élevées et du manque de ventilation adéquate.
La Commission a souligné que l’administration pénitentiaire n’alloue qu’une heure par jour aux prisonnières pour se rendre à la place Al-Foura et prendre une douche, alors que leurs souffrances continuent en raison de la mauvaise qualité de la nourriture qui leur est fournie et de la grave pénurie de vêtements, objets personnels, et besoins de base des femmes.
La Commission des affaires des prisonniers et des ex-prisonniers a renouvelé son appel aux institutions internationales et locales de défense des droits de l’homme et aux institutions féministes pour qu’elles prennent des mesures urgentes afin de faire pression sur les autorités d’occupation pour mettre fin aux violations contre les femmes prisonnières, ainsi qu’à la politique d’isolement, les abus et la négligence médicale auxquels ils sont exposés à l’intérieur des prisons d’occupation.
N.S



