Accueil Rapports et Enquêtes 09/August/2026 07:34 AM

18 ans après sa disparition, Mahmoud Darwich demeure la voix de la Palestine

18 ans après sa disparition, Mahmoud Darwich demeure la voix de la Palestine

Ramallah, le 9 août 2026, WAFA- Aujourd’hui marque le 18e anniversaire de la disparition de Mahmoud Darwich, l’un des plus grands poètes palestiniens, dont l’œuvre littéraire, culturelle et nationale continue de résonner bien au-delà des frontières de la Palestine.

Né le 13 mars 1941 dans le village palestinien d’Al-Birwa, près d’Acre, Mahmoud Darwich a connu dès son enfance l’exil imposé par la Nakba de 1948. Sa famille s’était réfugiée au Liban avant de revenir en Palestine en 1949, pour découvrir que leur village avait été détruit et remplacé par une localité agricole israélienne.

Très tôt engagé dans la vie politique et culturelle palestinienne, Darwich fut arrêté à plusieurs reprises par les autorités israéliennes en raison de ses activités politiques et de ses écrits. Il fut également soumis à plusieurs reprises à l’assignation à résidence. En 1972, il quitta la Palestine pour poursuivre ses études en Union soviétique, avant de rejoindre Le Caire puis l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

À Beyrouth, il occupa notamment le poste de rédacteur en chef de la revue « Affaires palestiniennes » et dirigea le centre de recherche de l’OLP. En 1981, il fonda la revue littéraire « Al-Karmel », dont il resta l’une des figures centrales jusqu’à sa mort. Il rédigea également le texte de la Déclaration d’indépendance palestinienne, proclamée à Alger en 1988.

Poète de l’exil, de la terre, de l’amour, de l’identité et de la liberté, Darwich a laissé une œuvre considérable, traduite dans des dizaines de langues. Ses recueils continuent d’être publiés et lus à travers le monde, témoignant de la portée universelle de sa poésie.

Parmi ses vers les plus célèbres figurent ceux du poème « Sur cette terre », devenu l’un des textes emblématiques de son œuvre :

« Sur cette terre, il y a ce qui mérite la vie. »

Une phrase qui résume à elle seule une poésie profondément attachée à la terre, à la mémoire et à la dignité humaine.

Mahmoud Darwich est décédé le 9 août 2008, à l’âge de 67 ans, après une opération à cœur ouvert au Centre médical du Texas, à Houston, aux États-Unis. Des milliers de Palestiniens ont participé à ses funérailles à Ramallah malgré les barrages et les restrictions de circulation. Il repose aujourd’hui à Ramallah, où un lieu culturel portant son nom perpétue sa mémoire.

Dix-huit ans après sa disparition, Mahmoud Darwich demeure présent dans les mots, la mémoire et l’identité palestiniennes. Sa poésie continue de faire de la terre, de l’exil et de la liberté une mémoire universelle.

H.A

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