Al-Bireh, 27 août 2026 (WAFA) – La Commission de résistance au mur et aux colonies a déclaré que les autorités d'occupation israéliennes, en vertu de l'ordre militaire n° (115/25/T), ont saisi un total de 15 342 dounams de terrain dans la ville d'Al-Bireh, dans le but d'établir ce qu'on appelle une « voie de sécurité » d'une longueur de 3 835 mètres qui serpente autour de la colonie « Psagot », construite sur les terres de Jabal al-Taweel, à l'est de la ville, ce qui conduit à la création d'une nouvelle zone tampon autour de la colonie et restreint l'accès des citoyens aux terres enclavées entre sa masse urbaine et la voie de l'ordre.
Dans un communiqué publié aujourd'hui, jeudi, il a expliqué que l'ordre cible les terres situées dans les bassins organisés n° (17, 20, 21 et 22) des terres d'Al-Bireh et stipule le transfert de leur possession effective au « commandant militaire » par l'officier responsable des affaires du ministère de l'Armée d'occupation.
L’autorité a noté que « l’arrêté a été signé le 18 juin 2025 et que sa validité a été fixée au 31 décembre 2027, les propriétaires fonciers disposant d’un délai de sept jours pour formuler des objections, à compter de la date de la visite de terrain qui leur est attribuée. »
Les cartes révèlent que le tracé ne vise pas une parcelle de terrain précise, mais encercle presque entièrement le village de Psagot. D'après mes premières mesures cartographiques, l'ordre militaire, outre la zone directement saisie, empêche les habitants d'accéder à plus de 380 dounams dans la zone située entre les structures existantes et le tracé défini par cet ordre.
La commission a constaté que cette zone n'est pas entièrement incluse dans le décompte officiel des confiscations, mais que la mise en œuvre de cet itinéraire l'isolerait, en restreindrait l'accès à ses propriétaires et la placerait de facto sous le contrôle sécuritaire de la colonie.
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une politique d'escalade adoptée par les autorités d'occupation après le 7 octobre 2023, date à laquelle elles ont émis 46 ordres militaires visant à créer des zones tampons autour des colonies. Ces ordres révèlent la transformation des zones tampons, initialement considérées comme des « mesures de sécurité » exceptionnelles, en un outil systématique d'extension du contrôle colonial et de confiscation des terres palestiniennes, sans qu'il soit nécessaire d'obtenir immédiatement des permis de construire ni de procéder à des changements formels de propriété.
R.N



