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Le Conseil de sécurité appelle à la fin des violations israéliennes à Gaza et du terrorisme des colons en Cisjordanie

 

New York, le 26 août, 2026,WAFA- Des responsables des Nations Unies ont mis en garde contre le risque d’effondrement du fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza, alors que la situation humanitaire demeure extrêmement difficile. Ils ont également averti d’une détérioration rapide de la situation en Cisjordanie, en raison de l’intensification des attaques menées par les colons israéliens.

Ces avertissements ont été formulés lors de la séance mensuelle du Conseil de sécurité consacrée à la question de Palestine, tenue aujourd’hui, mercredi, et suivie de consultations à huis clos. Des exposés ont été présentés au Conseil à cette occasion.

Le Représentant permanent de l’État de Palestine auprès des Nations Unies, Riyad Mansour, a déclaré que les violations israéliennes persistantes dans le territoire palestinien occupé, y compris dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, nécessitent une action internationale urgente.

Il a souligné que la politique d’annexion et de colonisation détruit les perspectives de paix et empêche le peuple palestinien d’exercer son droit à l’autodétermination.

Mansour s’est référé à l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice, soulignant que la Cour avait conclu que les violations par Israël de l’interdiction de l’acquisition de territoires par la force et du droit du peuple palestinien à l’autodétermination affectaient directement la légalité du maintien de la présence d’Israël, en tant que puissance occupante dans le territoire palestinien occupé.

Il a ajouté que la poursuite par Israël de ses violations de ses obligations en tant que puissance occupante, notamment par l’annexion et l’appropriation de terres palestiniennes ainsi que par l’entrave à l’exercice du droit du peuple palestinien à l’autodétermination, contrevient aux principes du droit international et rend illégale sa présence dans le territoire palestinien occupé, conformément aux conclusions de l’avis consultatif de la Cour.

Mansour a déclaré qu’Israël avait « franchi toutes les lignes rouges » en évoquant une annexion complète, faisant notamment référence au lancement d’appels d’offres liés au projet colonial E1.

Il a considéré que l’objectif déclaré de ces mesures était de compromettre la possibilité de créer un État palestinien contigu, viable et indépendant, et de renforcer le projet de colonisation.

Il a souligné que l’expansion des colonies s’accompagnait d’attaques perpétrées par des colons contre les Palestiniens, avec l’appui du Gouvernement israélien d’occupation, qui refuse de contrôler ces violences ou d’y mettre fin.

Mansour a appelé tous les États du monde à respecter leurs obligations au titre du droit international, en particulier après l’annonce des appels d’offres relatifs au projet E1.

Il a demandé aux États de condamner la colonisation et l’annexion, et d’inverser les mesures unilatérales et illégales.

Il a affirmé que l’annexion détruisait toute perspective de paix dans la région, ajoutant que les politiques israéliennes actuelles reflétaient des objectifs idéologiques, et électoraux et reposaient sur la conviction que la question palestinienne pouvait être réglée en éliminant le projet national palestinien et en détruisant l’État et le peuple palestiniens.

Il a ajouté que la « stratégie de guerre permanente » et la privation des Palestiniens de leurs droits avaient échoué à maintes reprises, mais que leur coût humain était devenu considérable et insupportable.

Mansour a expliqué que la Cour internationale de Justice avait défini des obligations pour les États, notamment celle de ne pas reconnaître les changements imposés par Israël au statut juridique, démographique ou institutionnel du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, et celle de ne pas fournir d’assistance au maintien de la situation illégale résultant de l’occupation.

Il a appelé à prendre des mesures pour empêcher les relations commerciales et les investissements qui contribuent à la perpétuation du système colonial, soulignant l’importance d’agir à l’encontre des entreprises et des institutions financières, y compris les banques, qui contribuent au système de colonisation, notamment dans le contexte des appels d’offres liés au projet E1.

Mansour a déclaré que la communauté internationale devait utiliser toutes les voies juridiques disponibles pour demander des comptes aux entreprises et aux institutions qui contribuent à ces activités, garantir leur retrait et, lorsque cela est nécessaire, assurer des réparations et engager les procédures judiciaires appropriées à leur encontre.

Il a ajouté, en se référant à la Cour internationale de Justice, que tous les États étaient tenus de ne pas reconnaître comme légale la situation résultant de la présence israélienne illégale dans le territoire palestinien occupé et de ne pas fournir d’aide ou d’assistance au maintien de cette situation.

Il a souligné que les États, conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international, devaient veiller à éliminer les obstacles résultant de la présence israélienne illégale qui empêchent le peuple palestinien d’exercer son droit à l’autodétermination.

Ils doivent également garantir qu’Israël respecte le droit international humanitaire, y compris les obligations prévues par la quatrième Convention de Genève.

« L’annexion est une attaque contre notre souveraineté et l’intégrité de notre territoire », a déclaré  Mansour, ajoutant que l’annexion constituait une guerre contre l’État et le peuple palestiniens ainsi qu’une violation flagrante des buts et principes de la Charte des Nations Unies.

 Mansour a rappelé que le Conseil de sécurité avait adopté plusieurs résolutions soutenant le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant.

Il a également rappelé que le Conseil avait condamné les mesures visant à modifier le caractère démographique et le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est.

Il a appelé à la pleine mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité, soulignant que la Déclaration de New York avait réaffirmé l’opposition aux mesures illégales qui compromettent la solution à deux États, notamment les activités de colonisation.

Cette déclaration a également confirmé l’engagement des États à prendre des mesures concrètes conformément au droit international, aux résolutions pertinentes des Nations Unies et à l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice.

Mansour a déclaré que ces mesures étaient devenues nécessaires pour faire face à la politique de colonisation, ainsi qu’aux menaces de déplacement forcé et d’annexion, et pour contribuer à la réalisation du droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

Il a mis en garde contre les attaques visant les Nations Unies, en particulier l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), considérant qu’elles visaient à faciliter le déplacement forcé des Palestiniens et l’annexion de leurs terres.

Il a fait référence à l’incursion dans le centre de formation de Qalandia de l’UNRWA ainsi qu’à l’installation du drapeau israélien sur des locaux appartenant aux Nations Unies, affirmant que ces mesures constituaient une violation de la Charte des Nations Unies et de l’inviolabilité des locaux de l’Organisation.

Il a ajouté que ces actes ne devaient pas seulement être condamnés, mais qu’ils devaient faire l’objet d’une réponse collective de la communauté internationale.

S’agissant de la bande de Gaza, Mansour a déclaré que l’impunité semblait manifeste, alors qu’un grand nombre de civils palestiniens ainsi que de travailleurs humanitaires locaux et internationaux et de membres du personnel des Nations Unies avaient été tués.

Il a considéré que des crimes avaient été commis contre des civils sans que les mécanismes de responsabilité nécessaires aient été mis en œuvre.

Il a critiqué les enquêtes et les procédures judiciaires israéliennes, estimant qu’elles ne permettaient pas de rendre la justice nécessaire.

Il a rappelé que le droit international humanitaire imposait à la puissance occupante l’obligation d’assurer la protection de la population vivant sous occupation.

Mansour a demandé que le peuple palestinien bénéficie sans délai d’une protection internationale, jusqu’à ce que l’État palestinien indépendant et souverain soit en mesure d’assurer lui-même la protection de son peuple.

Situation à Gaza

De leur côté, les responsables des Nations Unies ont souligné dans leurs exposés que le cessez-le-feu à Gaza demeurait fragile, en raison de la poursuite des bombardements israéliens et que des Palestiniens continuaient d’être tués.

Ils ont également indiqué que la situation en Cisjordanie continuait de se détériorer rapidement.

Ils ont ajouté que la réponse à la situation tragique à Gaza demeurait d’une importance capitale, les habitants continuant de subir des conditions insupportables et des souffrances immenses, au point de commencer à perdre espoir.

Ils ont insisté sur la nécessité de créer une perspective politique permettant de mettre fin à l’occupation illégale, de garantir au peuple palestinien son droit à l’autodétermination et de faire progresser la solution à deux États.

Ils ont déclaré que les moyens nécessaires pour avancer sur une voie crédible étaient disponibles et qu’ils constituaient, avec les précédentes résolutions du Conseil de sécurité, « une vision politique, un cadre opérationnel et un effort international coordonné ».

Ils ont appelé à traduire cette vision en mesures concrètes et ont souligné la nécessité de mettre immédiatement et pleinement en œuvre la résolution 2803 du Conseil de sécurité concernant la consolidation du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, l’acheminement de l’aide humanitaire et la reconstruction.

Ils ont insisté sur le fait que l’amélioration des conditions de vie à Gaza nécessitait de dépasser la phase de secours d’urgence et de rétablir sans délai les systèmes et services essentiels, notamment l’assainissement, la gestion des déchets, les soins de santé et les moyens de subsistance.

Les responsables des Nations Unies ont également fait état du maintien des restrictions imposées à l’entrée de produits et de matériels humanitaires essentiels et ont averti que le financement demeurait insuffisant.

Ils ont mis en garde contre le fait que l’approche de l’hiver constituait un facteur supplémentaire de difficulté pour les habitants de Gaza, qui continuent de vivre parmi les décombres et sous des tentes.

Situation en Cisjordanie

Concernant la Cisjordanie, les responsables ayant présenté les exposés ont averti que les attaques de grande ampleur menées par les colons se poursuivaient, dans un contexte de quasi-absence de responsabilité pour ces crimes.

Ils ont ajouté que « les forces israéliennes avaient à plusieurs reprises échoué à protéger les Palestiniens contre les attaques des colons et qu’il avait même été rapporté qu’elles avaient facilité ces actes de violence ou y avaient participé ».

Ils ont souligné qu’Israël, en tant que puissance occupante, devait garantir la protection de la population civile et faire en sorte que les auteurs de ces actes répondent de leurs crimes.

Ils ont également évoqué l’incursion des autorités israéliennes d’occupation dans le centre de formation de Qalandia, géré par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) à Jérusalem.

Ils ont renouvelé leur appel à Israël pour qu’il « agisse conformément à ses obligations au titre du droit international et mette fin à toutes les tentatives visant à s’emparer des installations de l’UNRWA, à en prendre le contrôle ou à les confisquer.

K.R

 

 

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