Ramallah, le 31 août 2026, WAFA – Le Haut Comité présidentiel des affaires ecclésiastiques a condamné lundi, la démolition de la résidence d'une famille chrétienne à Birzeit et le déplacement d'une autre de sa résidence dans le village de Taybeh, dans le gouvernorat de Ramallah.
Le Comité a fermement dénoncé la démolition par les forces d'occupation israéliennes de deux immeubles résidentiels de quatre étages appartenant à la famille Abed dans la ville de Birzeit, au nord de Ramallah, ainsi que l'expulsion forcée de la famille de Bashir Naim Kuna de sa maison dans la ville de Taybeh, à l'est de Ramallah, sous la menace et les attaques continues des colons.
Le Comité a affirmé que les faits constituent une violation flagrante du droit international et s'inscrivent dans le cadre de la politique systématique d'Israël visant les Palestiniens et leurs biens. Israël cherche à s'emparer de leurs terres et de leurs maisons et à imposer par la force la réalité de la construction de colonies, menaçant ainsi la présence palestinienne, notamment la présence chrétienne profondément enracinée sur ces terres.
Le Comité a noté que la famille Kuna avait emménagé dans sa maison à Taybeh après avoir investi des sommes considérables dans sa construction et son équipement, et qu'elle n'y avait vécu qu'une semaine avant d'être contrainte de partir.
Il a réaffirmé que les chrétiens palestiniens font partie intégrante du peuple palestinien, de l'histoire et de l'identité de la Palestine, et que le fait de cibler leurs maisons, leurs terres et leurs biens constitue une atteinte à la présence palestinienne dans son ensemble.
Le Comité a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et politiques et à prendre des mesures concrètes et efficaces pour mettre fin à ces violations et traduire les responsables en justice.
Il a affirmé que les politiques de démolition, d'accaparement et de déplacement forcé ne parviendront pas à déraciner le peuple palestinien de sa terre, à effacer son identité et son histoire palestiniennes, ni à imposer par la force une nouvelle réalité.
F.N


