Accueil international 04/September/2026 02:01 PM

Mises en garde contre l’érosion de l’ordre juridique international face aux tentatives d’isolement de la CPI

La Haye, le 4 septembre 2026, WAFA — La présidente actuelle et sept anciens présidents de l’Assemblée des États parties à la Cour pénale internationale (CPI) ont averti que les tentatives visant à isoler diplomatiquement la Cour risquaient de saper non seulement la confiance dans cette institution, mais aussi celle dans l’ordre juridique international lui-même, alors que l’administration du président américain Donald Trump exerce des pressions sur les États pour isoler la CPI.

Dans une tribune publiée jeudi par le magazine spécialisé dans le droit et la politique Just Security, Päivi Kaukoranta, présidente de l’Assemblée des États parties, et sept de ses prédécesseurs ont déclaré que les tentatives d’isolement diplomatique de la Cour — qu’il s’agisse d’encourager les États parties à se retirer du Statut de Rome ou d’inciter les États non parties à se joindre à des mesures visant à l’affaiblir — cherchent à saper non seulement une institution, mais également la confiance dans l’ordre juridique international lui-même.

Les auteurs ont estimé que défendre la CPI revenait à préserver l’ordre juridique international tel qu’il a été construit, le considérant comme « la garantie la plus solide dont dispose l’humanité contre le basculement dans l’anarchie et l’impunité ».

Ils ont souligné que le choix se résumait à « un monde fondé sur l’État de droit ou un monde dans lequel la force détermine ce qui est juste ».

Cette tribune intervient alors que l’administration Trump a imposé des sanctions à des juges et à des responsables de la CPI, dont la présidente de la Cour, et exerce des pressions sur les États parties afin qu’ils se retirent de l’institution. Cette campagne a notamment donné lieu à des actions en justice et suscité des inquiétudes chez certains alliés des États-Unis.

H.A

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