Ramallah, le 7 septembre 2026, WAFA — Le Réseau des organisations non gouvernementales palestiniennes a appelé lundi la communauté internationale à exercer une pression immédiate sur Israël afin qu’il mette fin aux violations visant le secteur de l’éducation dans les territoires palestiniens occupés, permette aux élèves et aux enseignants d’accéder à leurs établissements et cesse de prendre pour cible les institutions éducatives.
Dans un communiqué, le réseau a indiqué que la rentrée scolaire 2026-2027 intervenait dans un contexte marqué par l’intensification des mesures israéliennes et la multiplication des attaques de colons dans les territoires palestiniens occupés.
Il a notamment fait état d’incursions des forces israéliennes dans plusieurs villages et localités, d’entraves à l’accès des élèves à leurs écoles et d’incursions dans des établissements scolaires dès le premier jour de la rentrée, notamment à Huwara et Burqa, dans le gouvernorat de Naplouse.
Le réseau a également affirmé que des forces israéliennes avaient demandé à des enseignants d’une école de retirer le drapeau palestinien hissé sur le mât de l’établissement, dans le cadre de mesures visant, selon lui, les symboles nationaux et l’identité palestinienne dans les institutions éducatives.
Il a par ailleurs dénoncé le maintien de la fermeture de dix écoles de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) dans les camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie, notamment à Nour Shams, Tulkarem et Jénine. À Qusra, au sud de Naplouse, le siège et les restrictions imposées aux déplacements continuent également d’empêcher des élèves de rejoindre leurs établissements.
À Gaza, le réseau a mis en garde contre le risque d’effondrement du système éducatif à l’approche de la rentrée prévue le 16 septembre, en raison du manque critique de salles de classe, d’infrastructures éducatives et d’enseignants après les destructions massives ayant touché les écoles, les universités et d’autres établissements.
Selon le réseau, les plans actuels prévoient la mise en place d’environ 700 points d’enseignement en présentiel et de 25 écoles temporaires. Plus de 541 000 élèves dans la bande de Gaza sont toutefois confrontés à un déficit de salles de classe et d’enseignants, ainsi qu’à des difficultés d’accès aux lieux d’enseignement en raison du blocus et des mesures israéliennes.
Le réseau a souligné que le secteur de l’éducation avait subi, à l’instar d’autres secteurs à Gaza, d’importantes destructions, menaçant le droit de centaines de milliers d’élèves à accéder à l’éducation.
Il a appelé la communauté internationale à poursuivre les initiatives visant à sauver et à réhabiliter les écoles, en particulier dans la bande de Gaza, et à protéger les écoles de l’UNRWA dans le nord de la Cisjordanie. Il a également demandé que les violations dénoncées soient traitées conformément au droit international, qui impose à la puissance occupante de respecter le droit à l’éducation en tant que droit fondamental.
Le réseau a estimé que les entraves à l’éducation et l’empêchement des élèves d’accéder à leurs écoles s’inscrivaient, selon lui, dans un ensemble plus large de violations visant la population palestinienne et risquaient de contribuer à priver les générations futures d’accès à l’éducation.
Il a réaffirmé son rejet de toute modification des programmes scolaires palestiniens, mettant en garde contre les tentatives de réécriture de l’histoire et d’ingérence dans l’identité nationale palestinienne.
Le réseau a appelé à préserver le récit palestinien, le patrimoine culturel et la langue, ainsi qu’à renforcer la place de l’identité nationale dans le processus éducatif.
Il a également demandé la protection des droits syndicaux et financiers des enseignants dans un contexte de crise économique, notamment après l’annonce d’une réduction du nombre de jours d’enseignement dans les écoles publiques, tout en insistant sur la nécessité de préserver le droit des élèves à l’éducation et la continuité du processus éducatif.
Le réseau a enfin indiqué que plus de 846 000 élèves et quelque 54 000 enseignants avaient repris le chemin des écoles à l’occasion de la rentrée, y voyant « un message d’espoir et de vie pour le peuple palestinien » et une affirmation de la détermination à poursuivre l’éducation malgré les obstacles.
H.A


