Ramallah, 7 octobre 2026, WAFA— Les organisations de défense des prisonniers ont indiqué que l’administration pénitentiaire de l’occupation avait transféré la détenue administrative Bushra Al-Taweel, 33 ans, détenue depuis février dernier, de la prison de Neve Tirza à la prison d’isolement d’Ohalei Oz, à Beer-Sheva, après 46 jours d’isolement continu.
Dans un communiqué publié mercredi, les organisations ont précisé que l’isolement de Bushra Al-Taweel s’était déroulé en plusieurs étapes, d’abord à la prison de Damon, puis à Neve Tirza, avant son transfert à Ohalei Oz. Elles ont estimé que son transfert et le maintien de son isolement s’inscrivaient dans le cadre des mesures visant la détenue, notamment pour empêcher les équipes juridiques de lui rendre visite, malgré plusieurs demandes formulées par l’avocat de la Commission chargée des affaires des prisonniers et des ex-détenus.
Elles ont tenu l’administration pénitentiaire de l’occupation pleinement responsable du sort et de la vie de Bushra Al-Taweel, appelant les instances internationales, en particulier le Comité international de la Croix-Rouge, à intervenir d’urgence pour mettre fin à son isolement et obtenir sa libération.
Elles ont souligné que son cas mettait une nouvelle fois en lumière l’intensification de la politique d’isolement visant les prisonniers et prisonnières, ajoutant que l’administration pénitentiaire procédait à des mises à l’isolement dans la prison de Damon sans en informer les détenues ni leur en préciser les motifs.
Les organisations ont rappelé que l’Ensemble de règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, dit Règles Nelson Mandela, considère qu’un isolement continu de plus de 15 jours constitue un isolement cellulaire prolongé et n’en autorise le recours que dans des circonstances exceptionnelles, en dernier ressort et pour la durée la plus brève possible.
Elles ont affirmé que le maintien de Bushra Al-Taweel à l’isolement pendant une telle durée était contraire aux normes internationales et suscitait de sérieuses inquiétudes quant au risque qu’elle soit soumise à des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Elles ont appelé à sa libération immédiate et à la fin de son isolement.
Il convient de rappeler que Bushra Al-Taweel fait partie des Palestiniennes ayant été placées en détention administrative à plusieurs reprises au cours des dernières années. Elle est la fille du détenu administratif Jamal Al-Taweel.
N.S



