Ramallah, 14/10/2026 (WAFA) – Le président du Club des prisonniers, Abdallah Al-Zaghari, a mis en garde contre l'intensification des actes de torture, de la privation de nourriture et de la négligence médicale à l'encontre de 9 400 prisonniers. Ces derniers sont confrontés à des conditions sanitaires et de vie extrêmement difficiles dans les prisons de l'occupation, étant privés de soins médicaux et de visites familiales, tandis que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se voit interdire l'accès pour leur rendre visite.
Dans une déclaration à la radio « Voix de la Palestine », Al-Zaghari a affirmé que la torture ne relevait plus de cas isolés, mais constituait une série de violations continues incluant des incursions dans les cellules des prisonniers, des agressions, des menaces de mort ainsi que la privation de nourriture, de couvertures et de soins médicaux ; il a également signalé que des détenus avaient subi du harcèlement et des agressions sexuelles, précisant que ces violations perdurent depuis près de trois ans.
Al-Zaghari a souligné que la majorité des prisonniers souffrent de problèmes de santé dus à la propagation de la gale, aux blessures causées par des agressions et à l'absence de soins médicaux, notant que des prisonniers libérés continuent d'être transférés à l'hôpital pour y être soignés de complications graves contractées en détention.
Il a mis en garde contre le danger menaçant la vie du prisonnier Mahmoud Al-Wardian, transféré dans un hôpital public après sa libération suite à un malaise ayant entraîné un coma, ainsi que celle d'un autre prisonnier actuellement soigné dans un hôpital israélien pour diabète.
Al-Zaghari a appelé la communauté internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains et les instances juridiques à agir pour assurer la protection des prisonniers et tenir pour responsables les auteurs des violations, tout en alertant sur la détérioration continue de leur état de santé, dans un contexte marqué par l'absence de contrôle et les restrictions imposées à l'accès des organismes de défense des droits aux prisons.
R.N



