Ramallah 14 octobre 2026 Wafa - L'État de Palestine a appelé la Ligue des États arabes à activer les mécanismes de protection internationale pour notre peuple, à la lumière de la poursuite du génocide dans la bande de Gaza et de l'escalade des attaques coloniales et des crimes de nettoyage ethnique en Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée.
Le représentant permanent de l'État de Palestine auprès de la Ligue des États arabes, Muhannad Al-Aklouk, a déclaré à la radio Voice of Palestine que la réunion du Conseil de la Ligue s'est tenue à la demande du président Mahmoud Abbas dans le but de promouvoir la protection internationale de notre peuple et de préserver le statut juridique de la ville occupée de Jérusalem, face aux violations du droit international, notamment l'ouverture d'ambassades dans la ville.
Il a ajouté que le Conseil de la Ligue arabe a appelé, en cas d'impossibilité pour le Conseil de sécurité d'agir en raison de l'exercice du droit de veto, à recourir à l'Assemblée générale des Nations Unies en vertu du mécanisme « Union pour le maintien de la paix », et à activer les options de protection internationale en coopération avec les États parties à la Quatrième Convention de Genève, laquelle oblige les États à respecter la Convention et à en garantir le respect.
Dans le cadre du suivi des décisions, Al-Aklouk a indiqué que le Groupe arabe à New York a été chargé d'entreprendre des démarches auprès du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale, en coordination avec Bahreïn et la Somalie, les deux membres arabes du Conseil de sécurité.
Al-Aklouk a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les décisions arabes, évoquant notamment l'inscription de 60 organisations sur les listes de sanctions arabes et le boycott de 214 entreprises et institutions opérant dans les colonies ; il a averti que le maintien de cette inaction affaiblissait la crédibilité de la Ligue arabe et de ses décisions.
Il a également mentionné la décision de rappeler les ambassadeurs de Colombie en poste dans les pays arabes et d'inviter les États membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à prendre une mesure similaire, afin de signifier à Bogota que l'ouverture d'une ambassade à Jérusalem aurait des répercussions négatives sur les relations politiques, diplomatiques et économiques, tout en évoquant la possibilité de recourir aux mécanismes de la justice internationale pour demander des comptes à ce sujet.
Enfin, Al-Aklouk a affirmé que l'action palestinienne se poursuivrait pour placer les pays arabes et la communauté internationale face à leurs responsabilités concernant les droits de notre peuple.
R.N



