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Accueil international 04/November/2026 04:06 PM

Le ministre Ahmad Assaf appelle, devant le Conseil des ministres arabes de l’Information, à protéger le peuple palestinien et les journalistes

Le ministre Ahmad Assaf appelle, devant le Conseil des ministres arabes de l’Information, à protéger le peuple palestinien et les journalistes

 

Le Caire, 4 novembre 2026, WAFA— Le superviseur général des médias officiels palestiniens, le ministre Ahmad Assaf, a appelé à assurer la protection du peuple palestinien et des journalistes palestiniens, afin qu’ils puissent poursuivre leur mission professionnelle et rendre compte de la réalité sur le terrain.

Le ministre Assaf a prononcé le discours de l’État de Palestine lors de la 56e session ordinaire du Conseil des ministres arabes de l’Information, tenue au siège du Secrétariat général de la Ligue des États arabes, au Caire. La réunion était présidée par le ministre somalien de l’Information, du Tourisme et de la Culture, Abdel Fattah Qassem Mahmoud, en présence du secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, et du secrétaire général adjoint et chef du secteur de l’Information et de la Communication, l’ambassadeur Ahmed Rachid Khattabi.

Le ministre a appelé les institutions et organismes médiatiques arabes et internationaux à intensifier leurs efforts pour documenter les crimes commis par l’occupation israélienne contre les journalistes et le peuple palestinien, révéler la vérité et la faire connaître au monde. Il a souligné que les médias palestiniens étaient confrontés à une guerre parallèle visant le peuple, la terre et le récit palestiniens.

Il a déclaré que le peuple palestinien subissait une agression généralisée de la part du gouvernement israélien extrémiste. La bande de Gaza demeure dévastée et assiégée, a-t-il indiqué, tandis que ses habitants continuent d’être tués et affamés et vivent dans des conditions humanitaires qu’aucun être humain ne saurait accepter pour lui-même.

La situation en Cisjordanie n’est pas moins grave que celle de la bande de Gaza, a-t-il poursuivi. L’occupation a morcelé le territoire par des milliers de barrages militaires, tandis que le terrorisme des colons touche tous les aspects de la vie quotidienne, à travers l’accaparement des terres et de leurs biens, les agressions contre les habitants ainsi que le vol de bétail et de récoltes agricoles. Ces actes visent à rendre les terres inhabitables pour leurs propriétaires d’origine et à les contraindre à partir. Il a toutefois affirmé que le déplacement forcé des Palestiniens de leur terre n’aurait pas lieu.

Le ministre a également souligné que Jérusalem était soumise à un siège et à des violations visant ses lieux saints musulmans et chrétiens, notamment la profanation de la mosquée Al-Aqsa par les colons. Dans le même temps, les Palestiniens musulmans sont empêchés d’accomplir leurs rites religieux, tandis que les chrétiens sont entravés dans la pratique de leur culte et l’accès à leurs lieux de prière.

Ahmad Assaf a rappelé que le monde avait été témoin d’agressions contre des religieux chrétiens et d’entraves imposées aux fidèles souhaitant accéder à l’église du Saint-Sépulcre.

Il a expliqué que l’occupation avait toujours cherché à commettre ses crimes à l’abri des regards, comme en 1948 et en 1967, ainsi qu’à de nombreuses autres occasions. Il a notamment rappelé que les autorités israéliennes avaient interdit aux journalistes étrangers d’entrer dans la bande de Gaza et les avaient agressés physiquement. Il a cité, à cet égard, le cas récent d’une correspondante et d’une photographe du Washington Post, ainsi que celui, antérieur, d’une équipe de CNN.

Selon lui, l’occupation entend poursuivre ses crimes de génocide, ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité loin des regards du monde. Il a évoqué l’ampleur des destructions qui ont frappé les maisons, les écoles, les hôpitaux, les mosquées et les églises de la bande de Gaza, ainsi que le bilan humain, qui s’élève à près de 300 000 morts, blessés et disparus. Environ 80 % des habitations et des infrastructures, notamment les écoles, les hôpitaux et les lieux de culte, ont également été détruits, a-t-il précisé.

« La démocratie est-elle compatible avec l’occupation ? », s’est interrogé le ministre, affirmant que l’occupation et la démocratie étaient deux lignes parallèles qui ne se rencontreraient jamais.

Ahmad Assaf a enfin affirmé que le récit palestinien avait triomphé malgré le lourd tribut payé par les journalistes palestiniens. Il a souligné que les médias palestiniens étaient aujourd’hui en première ligne face aux crimes de l’occupation et qu’ils avaient pour responsabilité de faire connaître la vérité au monde, de révéler ces crimes et de les dénoncer.

N.S 

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