Ramallah, le 5 novembre 2026 – WAFA – L'Autorité foncière a publié, ce jeudi soir, une déclaration clarifiant les événements survenus dans la zone d'Ad-Duyuk at-Tahta, à l'ouest de la ville de Jéricho.
L'Autorité foncière a confirmé que des colons se sont emparés de plusieurs bâtiments dans la zone d'Ad-Duyuk at-Tahta, à l'ouest de Jéricho, sous la protection et avec le soutien de l'armée d'occupation.
Elle a précisé que l'une des deux parcelles sur lesquelles sont érigés ces bâtiments constitue un bien de l'État, tandis que l'autre appartient à ses propriétaires historiques, conformément à des enregistrements fonciers antérieurs à 1967.
Dans sa déclaration, l'Autorité foncière a indiqué que le Département des biens de l'État a effectué, ce jour, une inspection sur le terrain des propriétés situées dans la zone classée « C » (secteur 6, parcelles n° 14 et 24).
Cette intervention fait suite à l'intrusion, le 4 novembre courant, d'un groupe de colons dans plusieurs habitations de cette zone. Elle a ajouté que les constatations sur le terrain ont confirmé les informations circulant au sujet de l'appropriation et de la mainmise, par des colons, sur certains bâtiments érigés sur les deux parcelles. Elle a précisé que la parcelle n° 14 relève du domaine public (biens de l'État), tandis que la parcelle n° 24 appartient à ses propriétaires historiques, ces derniers y étant inscrits depuis une date antérieure à 1967.
L'Autorité foncière a rejeté les allégations faisant état de transactions de vente préliminaires, de documents ou de procurations, estimant que ces éléments s'inscrivent dans les politiques et les plans de l'occupation visant à s'emparer de davantage de terres et à procéder au déplacement forcé des populations. Elle a par ailleurs souligné que ces allégations font actuellement l'objet d'une enquête auprès des autorités compétentes.
Elle a insisté sur le fait qu'aucun registre, plan ou document officiel concernant ces deux parcelles n'a été émis en faveur d'une quelconque partie. De même, le bureau du cadastre de Jéricho n'a effectué aucune opération sur ces terrains, faute de disposer de leurs dossiers complets.
L'Autorité foncière a réaffirmé que toute action entreprise sur les biens de l'État par une partie tierce constitue une atteinte à ces terres, précisant qu'aucune disposition, qu'il s'agisse d'une attribution, d'une location ou autre, n'a été prise concernant la parcelle n° 14.
Enfin, elle a indiqué que le dossier a été intégralement transmis aux instances sécuritaires et civiles palestiniennes compétentes, afin qu'elles puissent mener les investigations nécessaires et prendre les mesures juridiques qui s'imposent. L'Autorité foncière a affirmé que l'occupation ne confère aucun droit et que tout acte découlant de celle-ci est nul et non avenu, ne produisant aucun effet juridique, quel qu'il soit.
Elle a appelé les citoyens et les médias à faire preuve de rigueur et à vérifier les informations auprès des sources officielles avant toute diffusion. Par ailleurs, elle a réitéré son engagement à protéger les biens de l'État ainsi que la propriété privée, et à poursuivre la documentation et la préservation des droits fonciers, conformément aux procédures et aux lois en vigueur.
F.N


