Ramallah, 7 novembre 2026, WAFA — Le président du Conseil national palestinien, Rouhi Fattouh, a déclaré que les conditions météorologiques extrêmes auxquelles sont confrontés les déplacés dans la bande de Gaza, où leurs tentes sont inondées par les eaux de pluie et s’effondrent parfois sur leurs occupants, constituent un nouveau chapitre de la tragédie humanitaire qui ne cesse de s’aggraver, dans un contexte marqué par le manque d’abris et l’absence des conditions les plus élémentaires de vie et de protection.
Dans un communiqué publié ce samedi, Fattouh a ajouté que les images d’enfants et de femmes exposés au froid, aux tempêtes et aux pluies à l’intérieur de tentes délabrées, tandis que des appels au secours retentissent et qu’aucun abri sûr ne peut leur être fourni, constituent une condamnation morale et humanitaire de la communauté internationale, qui continue de garder le silence malgré sa capacité à intervenir.
Il a souligné que les tentes inondées, le froid et les tempêtes ne sont pas de simples phénomènes naturels, mais témoignent de l’abandon du peuple palestinien par le monde, qui laisse des centaines de milliers de déplacés affronter des conditions extrêmement difficiles mettant leur vie en danger. Il a affirmé que ce qui se passe dans la bande de Gaza constitue une honte pour le monde libre, qui se contente de déclarations d’inquiétude sans assurer la protection nécessaire ni fournir une aide suffisante.
Fattouh a appelé à une intervention internationale urgente et contraignante afin de fournir des logements temporaires, des tentes, du matériel d’hébergement et des moyens de chauffage, de garantir l’entrée de l’aide humanitaire sans restriction et de mettre fin aux politiques de famine et de déplacement forcé.
Il a affirmé que l’incapacité persistante de la communauté internationale à protéger les déplacés et à répondre à leurs besoins fondamentaux équivaut à une complicité tacite dans un crime qui se poursuit contre le peuple palestinien.
N.S



