Accueil Rapports et Enquêtes 15/septembre/2020 09:28

38 ans après le massacre de Sabra et Chatila

38 ans après le massacre de Sabra et Chatila

 

Ramallah, le 15 septembre 2019, WAFA- Demain marquera la 38ème commémoration du massacre de Sabra et Chatila qui a eu lieu le 16 septembre 1982 dans les camps de réfugiés ‘Sabra et Chatila’ au Liban.

Le massacre commis contre les fils du camp, a duré 43 heures, du 16 au 18 septembre 1982, effectué par des milices de l'occupation israélienne, dans le silence arabe et international, au cours desquels un grand nombre de citoyens sont tombés en martyre dont des enfants, des femmes, des hommes, et des vieillards, dont la plupart était des Palestiniens.

Environ 3500 palestiniens dont des libanais qui vivaient à Sabra et à Chatila, ont été tués pendant le massacre.

Le massacre dirigé par le ministre israélien de la guerre, Ariel Sharon et Raphael Eitan, avait commencé après que l’armée israélienne ait encerclé les camps ainsi que les armes blanches et d’autres ont été utilisées dans les opérations de liquidation des résidents des camps.

L’armée israélienne et l’armée du Sud Liban ont encerclé les camps de Sabra et Chatila, sous prétexte de rechercher des combattants Palestiniens, mais, seuls des enfants, des femmes et des hommes âgés se trouvaient dans les camps.

Les soldats israéliens et libanais ont tué les femmes et les enfants, sachant que les bulldozers israéliens sont entrés dans les camps pour les ravager et démolir les maisons afin de cacher ce crime.

Le massacre a été exécuté par vengeance contre les Palestiniens qui ont résisté à la guerre israélienne pendant trois mois de blocus qui avait fini avec des garanties internationales pour protéger les habitants non-armés des camps après le départ de la résistance palestinienne de Beyrouth, mais les pays garants n’ont pas respecté leurs engagements et laissé les innocents face à leur destin par les pires façons de tueries.

Le massacre avait pour but de terroriser les Palestiniens afin de les pousser à émigrer hors du Liban, d’attiser le conflit interne au Liban, d’achever la lutte israélienne contre l’existence palestinienne en 1982 et d’inciter les Palestiniens contre leur direction sous prétexte qu’elle a quitté le Liban et les a laissés sans protection.

À la suite du massacre, le gouvernement israélien a ordonné à la Cour suprême de former un comité d‘enquête spéciale appelé ‘Kahan’, et le président de la Cour suprême, Yitzhak Kahn, a décidé de diriger le comité lui-même qui a annoncé les résultats de l’enquête en 1983.

Le Comité a reconnu que le ministre de la guerre de l’époque, Ariel Sharon assume une responsabilité indirecte du massacre et a critiqué le premier ministre de l’occupation, Menahem Begin, l‘ancien ministre des Affaires étrangères, Yitzhak Shamir, l‘ancien chef d‘état-major des forces israéliennes de guerre, Rafael Eitan et les chefs des services de renseignement, expliquant qu’ils n’ont pas fait assez pour empêcher le massacre ou l’arrêter au début.

Le massacre de Sabra et Chatila n’était pas le premier massacre sioniste commis contre le peuple palestinien et ne sera pas le dernier, il a précédé les massacres de Qibya et de Deir Yassin et Tantura, suivi du massacre dans le camp de réfugiés de Jénine, les massacres de Gaza et d‘autres et malgré l’horreur des meurtres et des destructions à Sabra et Chatila, dont le monde a été témoin, les coupables sont toujours libres.

R.N

 

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