New York, le 8 janvier, 2026,WAFA- L’Observateur permanent de l’État de Palestine auprès des Nations Unies, le ministre Riyad Mansour, a adressé trois lettres identiques au Secrétaire général de l’ONU, au Président du Conseil de sécurité (Somalie) et au Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, concernant la poursuite par Israël de sa politique coloniale, raciste et génocidaire, ainsi que ses crimes contre le peuple palestinien, perpétrés au vu et au su de tous.
Mansour a constaté que la nouvelle année avait débuté comme la précédente s’était terminée : par la poursuite de l’agression de l’occupation israélienne et des attaques de colons, entraînant la mort et des blessures de Palestiniens, la destruction de biens et le déplacement forcé de familles toujours plus nombreuses. Il a également dénoncé l’escalade des arrestations et des détentions, y compris d’enfants, et a souligné que le nombre de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes avait dépassé les 10 000.
Il a fait remarquer que l’accélération de la construction de colonies en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, constituait une violation flagrante du droit international, des résolutions de l’ONU et des arrêts de la Cour internationale de Justice. Il a noté que cette escalade coïncide avec l'intensification de la campagne israélienne contre l'UNRWA et les ONG internationales dans le territoire palestinien occupé. Il a cité des lois et des mesures israéliennes récentes, notamment la réduction des services essentiels, la confiscation de biens de l'ONU et la radiation de dizaines d'ONG internationales opérant en Palestine dans divers secteurs, toutes visant à priver le peuple palestinien de soutien, y compris des biens de première nécessité, compte tenu notamment de la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza.
Mansour a également évoqué la situation catastrophique dans la bande de Gaza, où la plupart des habitants restent déplacés et souffrent de graves pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et d'abris, malgré le cessez-le-feu. Le blocus et la fermeture des points de passage, dont celui de Rafah, se poursuivent. Parallèlement, la puissance occupante continue d'intensifier ses politiques illégales dans le reste du territoire palestinien occupé, par le biais de raids militaires quotidiens, d'enlèvements, d'incitations à la violence et d'attaques perpétrées par des colons terroristes contre des civils. Ceci s'ajoute à la confiscation de vastes étendues de terres palestiniennes, aux démolitions de maisons, au nettoyage ethnique de communautés entières et à la construction de plus de 3 400 nouveaux logements dans les colonies. De plus, les projets de colonisation dans la zone E-1 menacent de séparer le nord de la Cisjordanie de son sud et d'isoler davantage Jérusalem-Est de son environnement palestinien.
Mansour a souligné la nécessité pour la communauté internationale de condamner toutes ces actions israéliennes illégales en Palestine occupée et de prendre des mesures concrètes, pour mettre fin à ces crimes, notamment des mesures de responsabilisation conformément au droit international et aux résolutions des Nations Unies, en particulier la résolution ES-10/24 de l'Assemblée générale, afin de contraindre Israël à respecter le droit international, les droits inaliénables du peuple palestinien et à mettre fin à son occupation coloniale raciste.
K.R



