Ramallah, le 8 janvier 2026, WAFA- Le syndicat des journalistes palestiniens a condamné le fait que les forces d’occupation israéliennes continuent d’empêcher les journalistes étrangers d’entrer dans la bande de Gaza pour la troisième année consécutive.
Le syndicat a déclaré dans un communiqué jeudi que cela vient d’une décision du gouvernement d’occupation israélien et du soutien de sa plus haute cour, qui a annulé sa décision précédente lors de sa dernière session l’année dernière, de ne pas soumettre un plan clair pour l’entrée de la presse étrangère à Gaza avant le 4 janvier, mais il a soutenu la demande du gouvernement israélien de maintenir l’interdiction.
Il a considéré que cette décision s’inscrit dans le cadre d’une politique systématique visant à isoler la bande de Gaza du monde, et à obscurcir la vérité sur la guerre de génocide et de nettoyage ethnique commis par l’occupation dans la bande de Gaza, dans l’un des crimes contemporains les plus graves contre la liberté de la presse.
De plus, il a souligné que cette interdiction constitue une violation flagrante de la résolution 2222 du Conseil de sécurité, qui affirme clairement la nécessité de protéger les journalistes et les professionnels des médias pendant les conflits et d’assurer leur capacité à exercer leurs fonctions sans obstacles ni menaces. C’est aussi une violation flagrante des accords internationaux, notamment les Conventions de Genève et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au droit de la presse.
Il a souligné qu’empêcher les journalistes d’entrer à Gaza n’est pas une "mesure de sécurité" comme le prétend l’occupation, mais plutôt un outil de répression politique visant à dissimuler les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les violations graves commises contre les journalistes, qui ont conduit au martyre de 257 journalistes hommes et femmes depuis le début de l’agression en octobre 2023.
Face à cette politique systématique et au génocide des médias, qui vise à tromper les médias comme moyen d’échapper aux responsabilités du génocide et du nettoyage ethnique, le syndicat a appelé les syndicats de presse internationaux, les fédérations et les gouvernements étrangers à prendre une position pratique et ferme, et de ne pas se contenter de déclarations de condamnation, et d’appliquer le principe de réciprocité avec les médias israéliens, tant que l’occupation continue à empêcher les journalistes étrangers d’atteindre Gaza.
N.S



