New York, le 2 février 2026, WAFA – Le représentant permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, le ministre Riyad Mansour, a adressé lundi trois lettres identiques au Secrétaire général de l’ONU, au président du Conseil de sécurité pour le mois en cours (Royaume-Uni) et au président de l’Assemblée générale, les mettant en garde contre la détérioration catastrophique de la situation humanitaire dans la bande de Gaza et les violations continues du cessez-le-feu et du droit international humanitaire par Israël.
Dans ces courriers, Mansour indique que les forces israéliennes ont pris pour cible plusieurs zones civiles de Gaza le 31 janvier, provoquant la mort d’au moins 31 Palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants. Il précise qu’entre le 14 et le 28 janvier, les frappes aériennes israéliennes ont fait 43 morts supplémentaires, dont des enfants et trois journalistes, et causé des dizaines de blessés, alors même que les hôpitaux de l’enclave souffrent de pénuries critiques de fournitures médicales essentielles.
Mansour souligne qu’en dépit de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a plus de trois mois, les forces israéliennes ont tué au moins 509 Palestiniens et blessé plus de 1 405 autres. Il ajoute que le bilan global depuis le début de la guerre qualifiée de génocidaire menée par Israël contre le peuple palestinien dépasse désormais 72 000 morts et 171 000 blessés, dont des milliers souffrent de handicaps permanents, sans compter les milliers de personnes toujours portées disparues.
Le diplomate palestinien s’interroge sur la capacité de la communauté internationale à tolérer la poursuite de telles violences, dénonçant l’impunité persistante face aux violations répétées de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, des ordonnances de la Cour internationale de Justice, ainsi que du droit international humanitaire et des droits humains.
Mansour évoque également les politiques israéliennes de siège, de bouclage et de punition collective, ainsi que les violences menées par l’armée israélienne et les milices coloniales dans l’ensemble de la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est. Il cite notamment les enlèvements, arrestations arbitraires et actes de torture visant des milliers de civils palestiniens, le pillage des terres et des ressources, ainsi que la campagne menée contre l’UNRWA et d’autres organisations onusiennes et internationales opérant en Palestine.
Selon lui, ces mesures visent délibérément à priver la population palestinienne des moyens de subsistance et à la contraindre à quitter ses terres.
En conclusion, Riyad Mansour appelle la communauté internationale à assumer pleinement ses responsabilités juridiques, politiques et morales, en agissant sans délai pour imposer un cessez-le-feu permanent, mettre fin aux massacres et à la terreur contre le peuple palestinien, et lever tous les obstacles entravant l’acheminement de l’aide humanitaire, notamment par les Nations Unies, l’UNRWA et les organisations internationales partenaires.
Il insiste enfin sur la nécessité d’accélérer les efforts politiques en vue de mettre un terme à l’occupation israélienne illégale, de garantir les droits du peuple palestinien à la liberté et à l’indépendance, et de parvenir à l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions des Nations Unies et au droit international.
H.A



