Ramallah, le 2 février 2026, WAFA – Les factions nationales et islamiques palestiniennes ont réaffirmé, lundi, leur attachement à l’unité nationale et à la résistance politique face à la poursuite de l’agression israélienne contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion consacrée à l’examen des derniers développements politiques et de la situation nationale, les factions ont accusé Israël de continuer à violer l’accord de cessez-le-feu annoncé en octobre, à travers des bombardements, des destructions et des massacres ayant fait des centaines de morts et des milliers de blessés. Elles ont également dénoncé les entraves imposées à l’ouverture des points de passage et à l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza.
Les factions ont exigé la réouverture immédiate du point de passage de Rafah, conformément à l’accord de 2005, sous responsabilité palestinienne, égyptienne et européenne, rejetant toute condition visant à restreindre la libre circulation. Elles ont souligné la nécessité de permettre au Comité national chargé de l’administration de Gaza de remplir pleinement ses missions, notamment les opérations de secours, le déblaiement des décombres et les efforts de reconstruction, afin de renforcer la résilience de la population et de faire échec aux projets de déplacement forcé.
En Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, les factions ont mis en garde contre une escalade des mesures israéliennes, citant les incursions militaires de grande envergure, les arrestations massives, les sièges imposés aux villes, villages et camps de réfugiés, les démolitions de maisons, la destruction d’infrastructures et l’empêchement du retour des habitants, en particulier dans les camps de Jénine, de Tulkarem et de Nour Shams. Elles ont également dénoncé les attaques organisées de colons, menées sous la protection de l’armée israélienne.
Le communiqué a alerté sur la poursuite du déplacement forcé des communautés bédouines, notamment dans la vallée du Jourdain, à l’est de Naplouse et dans la région de Masafer Yatta, ainsi que sur l’armement des colons, qualifiant ces pratiques d’escalade dangereuse nécessitant une intervention internationale urgente. Les factions ont appelé à l’activation de mécanismes de responsabilisation, à l’adoption de mesures de boycott et à l’engagement de poursuites judiciaires contre Israël.
Les factions ont par ailleurs plaidé pour l’ouverture d’un dialogue national global en vue d’élaborer une stratégie unifiée fondée sur les constantes nationales palestiniennes, notamment le droit au retour, l’autodétermination et l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale. Elles ont réaffirmé que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) demeure le seul représentant légitime du peuple palestinien.
Elles ont souligné l’importance de la tenue des prochaines élections locales prévues en avril, ainsi que de l’achèvement des préparatifs en vue des élections législatives, présidentielles et du Conseil national palestinien, dans un climat d’unité nationale.
Concernant l’UNRWA, les factions ont rejeté les tentatives israéliennes visant à saper ou à mettre fin au rôle de l’agence onusienne, réaffirmant son mandat établi par la résolution 302 de l’ONU et le droit au retour des réfugiés palestiniens consacré par la résolution 194. Elles ont appelé la communauté internationale à assurer le soutien financier nécessaire pour garantir la poursuite de ses services.
La déclaration a conclu en soulignant que la situation des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes constitue une priorité nationale et humanitaire, face aux informations faisant état de meurtres, de torture et de détention à l’isolement, appelant à une action internationale immédiate pour les protéger contre de graves violations.
H.A



