Accueil Les Prisonniers 16/February/2026 01:10 PM

Le ministre extrémiste Ben-Gvir accompagne une opération de répression dans la section 26 de la prison d’Ofer

Ramallah, le 16 février 2026, WAFA – Le Club des prisonniers palestiniens a publié lundi les détails d’une opération menée la semaine dernière par des unités de répression israéliennes dans la Prison d’Ofer, en présence du ministre israélien de la Sécurité nationale, figure de l’extrême droite, Itamar Ben-Gvir, et de plusieurs médias israéliens. Des images de l’opération ont ensuite été diffusées sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué publié après la visite de son avocate à plusieurs détenus incarcérés à Ofer, le Club a indiqué que l’intervention avait visé la section 26 et s’était déroulée durant le comptage du soir, également appelé « inspection de sécurité ». L’opération, qui a duré environ un quart d’heure, s’est accompagnée du déploiement de chiens policiers et de l’utilisation de grenades assourdissantes, en présence d’une large couverture médiatique.

Selon le communiqué, Ben-Gvir est resté dans la section pendant près d’une heure, au cours de laquelle il a prononcé une allocution comportant, selon les détenus, des propos provocateurs et humiliants à leur encontre. L’opération s’est achevée sans blessés parmi les prisonniers. Le Club a qualifié l’événement de mise en scène, l’inscrivant dans ce qu’il décrit comme une surenchère entre ministres du gouvernement d’extrême droite visant à se venger des Palestiniens, à intensifier leur répression et à combattre leur existence.

Le Club des prisonniers a réaffirmé que l’insistance de Ben-Gvir à publier des vidéos montrant la répression et les mauvais traitements infligés aux détenus — accompagnées de slogans promotionnels liés à un projet de loi sur la peine de mort visant les prisonniers palestiniens — constitue, selon lui, l’un des principaux outils utilisés par le ministre pour atteindre plusieurs objectifs. Il s’agirait notamment de rallier davantage de soutien au sein de la société israélienne et d’afficher publiquement les pratiques en cours dans les prisons et camps de détention, que l’organisation qualifie de lieux majeurs d’un « génocide ». Elle affirme que ces pratiques ont conduit à la mort de plus de 100 prisonniers et détenus, dont 88 ont été officiellement identifiés.

Le communiqué souligne que les séquences diffusées ne représentent qu’une partie des actes de torture systématiques qui seraient perpétrés à l’encontre des détenus dans l’ensemble du système carcéral israélien. Depuis le début de ce que l’organisation qualifie de génocide, des centaines de témoignages recueillis par des institutions spécialisées auraient documenté ces violations, que ce soit par l’intermédiaire des équipes juridiques effectuant des visites en prison ou par les déclarations d’anciens détenus libérés.

Parmi ces témoignages figurent des accusations selon lesquelles, lors de ses visites en prison, Ben-Gvir aurait marché sur la tête de détenus et filmé des scènes d’humiliation et de mauvais traitements. Les prisonniers affirment également que les unités de répression les contraignent à garder la tête et le visage plaqués au sol lors des interventions, dans le but de les humilier et de leur infliger des sévices physiques.

Le Club des prisonniers a en outre affirmé que, depuis le début de ce qu’il qualifie de génocide, l’administration pénitentiaire israélienne diffuse délibérément davantage de vidéos et d’images montrant des abus, dans ce qu’il considère comme une tentative d’atteindre le moral des détenus palestiniens, d’altérer leur image dans la conscience collective, d’intimider leurs familles et de rivaliser dans l’affichage d’un niveau croissant de brutalité afin de gagner davantage de soutien au sein de la société israélienne. L’organisation estime que ces pratiques constituent de graves violations du droit international et des normes humanitaires, ainsi qu’une atteinte flagrante à la dignité humaine.

Le Club a renouvelé son appel à une intervention internationale urgente afin de mettre fin à ce qu’il décrit comme un génocide à l’intérieur des prisons, de permettre aux organisations internationales — au premier rang desquelles le Comité international de la Croix-Rouge — de visiter les détenus, d’autoriser les visites familiales et d’imposer des sanctions à Israël et à ses dirigeants pour mettre un terme à ce qu’il qualifie de politique d’impunité.

H.A

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