Accueil international 17/May/2026 08:20 AM

À Paris, Mathilde Panot dénonce un « génocide » à Gaza et réclame un embargo sur les armes

À Paris, Mathilde Panot dénonce un « génocide » à Gaza et réclame un embargo sur les armes

Paris, le 17 mai 2026, WAFA- Mathilde Panot a appelé samedi dans la capitale française, Paris à des sanctions contre Israël lors d’une manifestation organisée à l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba palestinienne, dénonçant ce qu’elle a qualifié de « génocide » en cours dans la bande de Gaza.

La présidente du groupe « La France insoumise – Nouveau Front populaire » à l’Assemblée nationale a participé au rassemblement aux côtés de responsables associatifs et de milliers de manifestants mobilisés en soutien aux Palestiniens et pour réclamer un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

Interrogée lors de la manifestation, Mathilde Panot a affirmé que les mobilisations se poursuivaient « chaque semaine » depuis plus de deux ans afin de dénoncer les opérations militaires israéliennes dans l’enclave palestinienne et les violences commises en Cisjordanie occupée.

L’élue française a accusé le gouvernement israélien dirigé par Benyamin Netanyahu de poursuivre une politique qu’elle a qualifiée de « nettoyage ethnique » en Cisjordanie occupée et de mener des opérations militaires illégales au Liban. Elle a également dénoncé un projet de loi israélien soutenu par des partis de l’extrême droite israélienne visant à étendre l’application de la peine de mort contre des Palestiniens détenus par Israël dans des affaires qualifiées de « terrorisme ».

Selon la députée, la Nakba palestinienne ne constitue pas uniquement un événement historique lié à 1948, mais « une réalité toujours en cours » marquée, selon ses termes, par les déplacements forcés de Palestiniens, les opérations militaires israéliennes et l’expansion de la colonisation en Cisjordanie occupée.

Mathilde Panot a appelé les autorités françaises et européennes à adopter « des actions concrètes » contre Israël, réclamant notamment un embargo sur les armes, des sanctions diplomatiques et économiques ainsi que la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Elle a également dénoncé ce qu’elle a présenté comme une « répression » visant les militants propalestiniens en France, évoquant des poursuites engagées contre des militants et certaines personnalités politiques pour « apologie du terrorisme ».

Les manifestants ont défilé dans les rues de Paris avec des drapeaux palestiniens, des keffiehs et des pancartes appelant à un cessez-le-feu permanent, à la fin du blocus de Gaza et à des poursuites judiciaires contre les responsables israéliens accusés de violations du droit international.

H.A

Nouvelles connexes

Lire la suite