Ramallah, le 20 mai 2026, WAFA – Aujourd’hui, mercredi , marque le 36e anniversaire du massacre connu sous le nom de « Dimanche noir », également appelé massacre d’« Oyoun Qara », au cours duquel sept travailleurs palestiniens originaires de la bande de Gaza ont été exécutés par un soldat israélien.
Le 20 mai 1990, une vingtaine de travailleurs palestiniens attendaient leurs employeurs israéliens à un arrêt de bus près de Tel Aviv. Un soldat israélien s’était approché d’eux pour vérifier leurs cartes d’identité afin d’identifier leur origine palestinienne. Il leur aurait ensuite ordonné de s’aligner avant d’ouvrir le feu, tuant sept d’entre eux et en blessant dix autres.
À la suite de ces événements, l’armée israélienne avait imposé un couvre-feu dans la Bande de Gaza, déclenchant de violents affrontements avec la population palestinienne. Les premiers jours des troubles avaient fait six morts supplémentaires, avant que le bilan n’atteigne 19 martyrs en sept jours de confrontations.
Depuis la Nakba de 1948 jusqu’à aujourd’hui, les Palestiniens affirment que les violences et les massacres se poursuivent. Dans le contexte actuel de la guerre dans la bande de Gaza, les autorités sanitaires locales et plusieurs organisations humanitaires font état d’un bilan humanitaire extrêmement lourd, estimé à plus de 70 000 morts et plus de 170 000 blessés depuis octobre 2023, en grande majorité des civils, dont de nombreuses femmes et enfants. La situation humanitaire reste décrite comme dramatique et en détérioration continue.
Par ailleurs, la situation des travailleurs palestiniens reste particulièrement préoccupante dans le contexte actuel de l’occupation et des restrictions de mouvement. Depuis l’escalade des violences, des milliers d’ouvriers ont perdu leur emploi ou leur accès en Israël, tandis que d’autres font face à des assassinats, des arrestations, des contrôles renforcés et à des conditions économiques de plus en plus précaires en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les organisations locales et les syndicats alertent sur une dégradation continue des conditions de travail et sur l’augmentation du chômage, notamment parmi les jeunes.
H.A



