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Accueil Politique 19/June/2026 11:49 PM

Le ministère des Affaires étrangères condamne la saisie par les forces d'occupation de terres appartenant au patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem à Silwan.

Le ministère des Affaires étrangères condamne la saisie par les forces d'occupation de terres appartenant au patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem à Silwan.

 

Ramallah, le 19 juin 2026, WAFA – Le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés a fermement condamné la saisie, le 15 juin 2026, par les autorités d’occupation israéliennes, de terres appartenant au Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem, dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est occupée.

Le ministère a également condamné l’expulsion du représentant du Patriarcat, la confiscation de son matériel, l’arrachage d’arbres et la construction de murs et de portails autour de la propriété. Le ministère a déclaré que cette action constitue une violation flagrante du caractère sacré des biens de l’Église et une attaque directe contre le droit de propriété religieux et historique établi du peuple palestinien et son patrimoine religieux mondial dans la Ville sainte.

Dans un communiqué, le ministère a affirmé que le terrain, officiellement enregistré au nom du Patriarcat et jouxtant un monastère historique abritant des sites religieux et archéologiques d'une grande valeur historique et culturelle, bénéficie d'une protection juridique établie en vertu du droit international, notamment des dispositions du droit international humanitaire.

Ces dernières interdisent la confiscation ou la saisie de biens privés et religieux dans les territoires occupés et érigent en infraction toute atteinte à ces biens ou toute modification forcée de leur statut ou de leur nature.

Le ministère a averti que cette attaque s'inscrit dans le cadre d'une politique systématique visant à contrôler les biens de l'Église et à modifier le caractère historique, religieux et démographique de Jérusalem occupée, notamment en ciblant la présence chrétienne authentique qui, à travers l'histoire, a fait partie intégrante de l'identité de la ville sainte et a constitué un témoignage fondamental de la présence palestinienne et de sa civilisation rayonnant sur les terres palestiniennes.

Le ministère a souligné que ces mesures illégales et unilatérales ne confèrent aucun droit légal à l'occupation et ne modifient en rien le statut juridique et historique de Jérusalem-Est en tant que territoire palestinien occupé. Il a affirmé que toutes les mesures d'annexion, de confiscation et de saisie sont nulles et non avenues au regard du droit international et n'ont aucun effet juridique.

Le ministère a tenu les autorités d'occupation israéliennes pleinement responsables de cette agression et de ses répercussions, exigeant l'arrêt immédiat de toutes les mesures arbitraires prises contre les biens de l'Église, le rétablissement du statu quo et la garantie d'un accès libre et sans entrave aux terres chrétiennes et aux lieux saints.

Il a également appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales, à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces violations, à assurer la protection internationale des lieux saints chrétiens et musulmans à Jérusalem-Est occupée, à renforcer la présence internationale sur le terrain à Jérusalem et à demander des comptes aux autorités d'occupation pour leurs violations systématiques et continues.

F.N

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