Jérusalem, le 30 juin 2026, WAFA- La nuit dernière, l’Assemblée générale de la Knesset israélienne n’a pas réussi à adopter un projet de loi visant à empêcher les représentants du Comité international de la Croix-Rouge de visiter des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes ou d’obtenir des informations à leur sujet.
Le projet de loi est tombé en première lecture après que 36 membres de la Knesset l’ont soutenu, tandis que 41 s’y sont opposés, à la lumière du boycott des partis haredim lors du vote, sur fond de désaccords au sein de la coalition gouvernementale concernant l’échec à achever l’adoption des lois précédemment convenues avec eux.
L’annulation du projet intervient quelques semaines après que la Cour suprême israélienne a décidé, au début du mois, d’accepter une pétition contre la politique israélienne qui empêchait le Comité international de la Croix-Rouge de rendre visite aux prisonniers palestiniens et d’obtenir des informations à leur sujet.
Malgré la chute du projet de loi, son introduction a suscité de nombreuses critiques des droits de l’Homme, car il vise à limiter le contrôle international sur les conditions des prisonniers et détenus palestiniens dans les prisons et centres de détention israéliens, à l’heure où les institutions pénitentiaires et les organisations de défense des droits de l’homme ne cessent de rapporter l’escalade des violations et la dureté des conditions de détention, notamment depuis le début de la guerre d’extermination menée par Israël dans la bande de Gaza.
Le droit international humanitaire, en particulier les Conventions de Genève, garantit au Comité international de la Croix-Rouge le droit de rendre visite aux prisonniers et aux détenus et d’examiner leurs conditions humanitaires, en tant qu’organe neutre qui joue un rôle clé dans le suivi des conditions de détention et la garantie du respect des droits des détenus.
N.S



