Accueil international 09/July/2026 09:14 AM

Mansour appelle le Conseil de sécurité à veiller à ce que les organes de l'ONU aient accès aux enquêtes sur les crimes et violations commis par Israël contre notre peuple

New York, le 9 juillet 2026 (WAFA) – L’État de Palestine, lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU sur les violences sexuelles liées au conflit à la lumière du rapport 2026 du Secrétaire général de l’ONU, a souligné la nécessité de tenir pour responsables les auteurs de crimes et de violations contre le peuple palestinien, d’assurer la protection des victimes et des survivants et de permettre aux mécanismes internationaux compétents d’accéder aux territoires palestiniens occupés sans entrave.

Le représentant permanent de l’État de Palestine auprès des Nations Unies, Riyad Mansour, a déclaré que le rapport du Secrétaire général documente des cas prouvant que les forces d’occupation israéliennes ont commis des violations sexuelles contre des Palestiniens, notamment des actes de torture sexuelle et des traitements dégradants, soulignant que les cas vérifiés ne représentent qu’une partie limitée de l’ampleur réelle des violations.

Lors de son discours devant le Conseil de sécurité, Mansour a ajouté que le rapport recensait environ 31 victimes palestiniennes, dont 14 hommes, 7 femmes, 9 garçons et une fille, qui avaient subi des violences sexuelles, notamment des viols (y compris des viols collectifs), des tentatives de viol, des menaces de viol, des fouilles corporelles humiliantes, des nudités forcées et le recours à la violence sexuelle comme moyen de torture ou d'humiliation, que ce soit dans les prisons et centres de détention israéliens, aux points de contrôle militaires ou lors d'incursions dans les villes, villages et camps palestiniens.

Il a expliqué que le rapport imputait ces violations, vérifiées conformément aux normes internationales établies par le Conseil de sécurité dans ses résolutions pertinentes, aux forces d'occupation israéliennes, à l'administration pénitentiaire israélienne et aux unités de sécurité et de police israéliennes.

Mansour s'est félicité de la décision d'inscrire les forces d'occupation israéliennes sur la liste noire des auteurs de violations graves, la considérant comme « un premier pas vers la justice pour les victimes palestiniennes et la responsabilisation des responsables israéliens pour ces crimes », notamment au vu du manque d'efforts déployés pour obtenir justice et de l'impunité dont jouissent les auteurs de ces violations.

Il a évoqué le viol d'un détenu palestinien à la prison de Sde Teiman, soulignant que l'abandon des charges contre les personnes impliquées, malgré la vérification des faits et l'existence de preuves et de rapports médicaux, témoigne d'un manque de responsabilité.

Mansour a déclaré qu'Israël « n'hésite pas à utiliser la violence sexuelle comme arme de guerre dans la bande de Gaza et comme outil de déplacement et d'intimidation en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est », insistant sur le fait que les faits documentés dans le rapport ne représentent qu'une infime partie de l'ampleur réelle du problème.

Le Conseil de sécurité a exigé que les agences des Nations Unies et les mécanismes internationaux compétents aient un accès sans entrave à l'ensemble du territoire palestinien occupé, permettant ainsi un suivi et une vérification indépendants de tous les cas, en plus d'assurer une protection immédiate au peuple palestinien, de libérer les prisonniers et détenus palestiniens, y compris les femmes et les enfants, et de garantir aux survivants des soins médicaux, psychologiques et sociaux, des services de justice et des réparations.

Il a souligné que le droit international impose des obligations claires en matière de protection de la dignité humaine et de prévention de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, insistant sur le fait que toute violation avérée doit donner lieu à des poursuites, indépendamment de l'identité de l'auteur ou de la victime.

M. Mansour a affirmé que la crédibilité des Nations Unies repose sur un engagement en faveur de l'impartialité, de l'objectivité et du recours à des preuves crédibles. Il a appelé à soutenir les mécanismes de surveillance et d'enquête et à leur permettre de remplir leurs mandats sans entrave, pression ni campagne de diffamation.

Il a rejeté la campagne de diffamation et les incitations à la haine visant le Secrétaire général de l'ONU et ses représentants pour avoir exercé leurs fonctions conformément au mandat qui leur a été conféré par le Conseil de sécurité, soulignant qu'aucun État ne peut continuer à agir comme s'il était au-dessus des lois ou comme si les normes internationales ne s'appliquaient pas à lui.

En conclusion, Mansour a affirmé que la protection des civils palestiniens, la préservation de leur dignité humaine, la garantie de la justice à leur égard et la garantie de la responsabilité de ceux qui commettent des crimes contre eux ne sont pas seulement des obligations légales, mais une responsabilité morale qui incombe au Conseil de sécurité et à l'ensemble de la communauté internationale.

R.N

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