Le Caire, le 13 juillet 2026, WAFA – Le Syndicat des journalistes égyptiens a inauguré lundi soir, l'exposition historique et documentaire « Cartes de la Palestine à travers 2000 ans », œuvre de l'historien et chercheur palestinien Salman Abu Sitta.
Cette exposition s'inscrit dans le cadre de la « Semaine de la Palestine… Par la promesse de Dieu, nous ne partirons pas », organisée par le Comité culturel et artistique du Syndicat.
De nombreuses personnalités du monde culturel et universitaire, ainsi que des journalistes, ont assisté à la cérémonie d'ouverture et à la table ronde qui a suivi.
Lors de son intervention à la table ronde, le président du Syndicat des journalistes égyptiens, Khaled El-Balshy, a réaffirmé que le Syndicat resterait toujours un refuge et un fervent défenseur de la cause palestinienne. Il a condamné le ciblage par l'armée israélienne de plus de 270 journalistes dans la bande de Gaza, qualifiant cet acte de « crime de guerre à part entière ».
Il a appelé la communauté internationale à poursuivre les auteurs de ces actes et à les traduire en justice, soulignant que les journalistes martyrs ne sont pas de simples chiffres dans les registres de décès, mais plutôt des histoires et des témoins qui resteront gravés dans la mémoire collective.
Pour sa part, la directrice du symposium, Maha Shahba, a souligné que cette exposition n'est pas une simple reconstitution historique, mais bien une « lutte pour la conscience » visant à raviver la mémoire géographique face aux tentatives systématiques d'effacement, et à reconnecter les générations palestiniennes à leurs racines.
Abu Sitta a ensuite retracé les grandes étapes de son projet de recherche novateur mené au sein de la Palestine Land Society de Londres, expliquant que l'exposition présente une réfutation scientifique et documentée du mythe de la « terre sans peuple », propagé par le colonialisme au XIXe siècle pour justifier son programme de colonisation.
Abu Sitta a cité des archives ottomanes et des documents historiques remontant à 500 avant J.-C. pour prouver l'enracinement profond de la présence palestinienne et l'absence de toute implantation juive sur le territoire avant la Nakba.
Il a également mis en avant son œuvre majeure, l'« Atlas de Palestine », un ouvrage de 700 pages recensant en détail 1 300 villages palestiniens. Aujourd'hui, ce document fait autorité en matière juridique et historique dans les plus grandes universités du monde et constitue un texte fondamental en faveur du droit au retour et de la création d'un État palestinien indépendant.
L'événement comprenait la projection d'un documentaire retraçant l'histoire palestinienne, qui a suscité un vif intérêt parmi les participants. Ces derniers ont souligné l'importance de ces documents dans la lutte pour un récit historique authentique.
F.N



