Jeddah, 14 octobre 2026, WAFA — Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Ismaïl Wild Sheikh Ahmed, a condamné l’ouverture par la Colombie d’une ambassade à Jérusalem occupée, soulignant que cette décision constitue une violation du droit international et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la résolution 478 de 1980. Celle-ci appelle les États à retirer leurs missions diplomatiques de la Ville sainte et considère comme nulles et non avenues les mesures législatives et administratives israéliennes visant à modifier le caractère et le statut de Jérusalem.
Dans un communiqué publié mercredi, Wild Sheikh Ahmed a réaffirmé le rejet catégorique par l’Organisation de toute position, décision ou mesure susceptible de consolider l’occupation israélienne illégale, de consacrer la prétendue souveraineté israélienne sur Jérusalem occupée ou de compromettre les efforts internationaux visant à parvenir à une paix juste et durable fondée sur la solution à deux États.
Dans ce contexte, le secrétaire général a adressé une lettre au ministre colombien des Affaires étrangères, l’exhortant à revenir sur cette décision, en ce qu’elle soutient les mesures israéliennes visant à modifier le caractère de Jérusalem, son statut juridique et sa composition démographique. Il a également souligné qu’elle portait atteinte aux droits du peuple palestinien et méconnaissait l’importance religieuse et historique de la Ville sainte pour les musulmans et les chrétiens du monde entier.
Wild Sheikh Ahmed a enfin mis en garde contre les répercussions à long terme que cette décision pourrait avoir sur les relations de la Colombie avec les pays du monde islamique.
N.S



