Accueil Rapports et Enquêtes 20/April/2020 12:52 PM

« Mon anniversaire dans les geôles israéliennes »

Ecrit par Huda Habayeb

Traduit par Haneen Assi

Tulkarem, le 20 avril 2020, WAFA-

«  Avec fierté, je célèbre mon anniversaire dans la geôle militaire israélienne ‘Al-Jalama’ et je fais face aux services de renseignement les plus dangereux et malveillants dans le monde, debout avec fierté devant leurs juges, croyant en la justice de ma cause, prenant ma force des prières de ma mère et de ma grand-mère », c’est le texte du message envoyé par Zaid Baajawi, enfant prisonnier (15 ans), arrêté le jour de son anniversaire.

Le 10 septembre 2019, les forces d’occupation israéliennes ont appréhendé l’enfant Baajawi du domicile de sa famille dans la localité de Yaabed à Jénine au nord de la Cisjordanie occupée.

Après avoir assiégé le domicile familiale, de grandes forces de l’armée israélienne ont arrêté l’enfant Zaid, l’ont conduit à pied pendant un kilomètre et demi au barrage militaire ‘Doutan’ puis au centre militaire ‘Al-Jalama’ l‘ont interrogé pendant 10 jours et l‘ont incarcéré sans procès dans la geôle ‘Majjiddo’.

Zaid, un élève en dixième année au collège, est le frère cadet du détenu Majd Baajawi qui a été arrêté le 15 janvier 2019 et purge une peine de trois ans dans la prison de Gilboa.

Son père, Ahmed Baajawi a condamné la poursuite du ciblage des enfants Palestiniens par l’occupation israélienne, en violation de toutes les normes et les Chartes internationales des droits de l’enfant, indiquant que l’occupation tente de priver les enfants de leurs enfance, leur innocence et leur droit à une vie sécurisée comme les autres enfants du monde.

A l’âge de 14 ans, l’enfant Zaid avait été arrêté à maintes reprises et interrogé pendant de longues heures avant d‘être libéré et son père a été arrêté également deux fois avec lui.

Lors de sa récente arrestation, Zaid a subi 4 procès dans le tribunal militaire ‘Salem’ et chaque fois le verdict est reporté, le dernier étant le 19 mars de cette année où aucun membre de la famille n‘a pu se présenter au tribunal, et il a été reporté au 5 mai prochain, comme l‘a dit son avocat.

Le père a dit que son fils Zaid a été exposé, dès son jeune âge, aux pires formes d’injustice, de torture physique et psychologique par les services de renseignement israélien.

Sa famille craint que les prisonniers, surtout les enfants, soient exposés aux maladies avec la propagation de la pandémie du Coronavirus, à la lumière des conditions inhumaines dans lesquelles ils vivent à l‘intérieur des prisons de l‘occupation, y compris la privation de leurs droits les plus simples et l’interdiction des visites familiales.

Le père a appelé toutes les institutions locales et internationales concernées par l‘enfance et les droits de l‘homme, à intervenir d‘urgence et à exposer les pratiques d‘occupation qui privent les enfants de Palestine d‘exercer leurs droits, indiquant que son fils représente un cas de dizaines d‘enfants capturés dans les prisons d‘occupation qui vivent dans des conditions déplorables.

180 enfants Palestiniens sont incarcérés dans les prisons israéliennes dépourvues du minimum des besoins humanitaires et contredisent les standards internationaux des droits de l’homme.

Les enfants prisonniers sont privés également de l’éducation et souffrent d’un traitement dégradant.

Plusieurs enfants Palestiniens sont placés en détention administrative injuste qui est l’arrestation d’une personne par l’autorité militaire, sans inculpation ni jugement, pour une durée inconnue et renouvelable indéfiniment, cette pratique est utilisée par Israël pour des ‘ raisons de sécurité’.

En plus, les tribunaux de l’occupation  imposent des amendes exorbitantes contre les enfants détenus.

La ville de Jérusalem occupée enregistre le taux d‘arrestations d‘enfants le plus élevé par rapport aux autres gouvernorats, où des dizaines d‘entre eux sont arrêtés chaque jour et détenus illégalement, leurs imposant la résidence surveillée, et des amendes financières exhaustives, ainsi que l‘expulsion de Jérusalem, selon la Commission des affaires des prisonniers et ex-prisonniers.

Depuis 2000, les forces d’occupation israélienne ont arrêté 17000 mineurs au moins, la plupart d’entre eux ont été exposés à la torture psychologique.

H.A/F.N

 

 

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