Accueil Occupation 24/July/2021 09:16 AM

14 prisonniers palestiniens poursuivent leur grève ouverte de la faim contre leur détention administrative

 

Ramallah, le 24 juillet 2021, WAFA- 14 prisonniers palestiniens continuent leur grève ouverte de la faim dans les geôles de l’occupation, en protestation contre leur détention administrative, selon le club du prisonnier palestinien.

Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, le club a indiqué que les prisonniers palestiniens qui croupissent dans les prisons israéliennes se trouvent dans ‘Néguev’, ‘Raymond’ et ‘Ofer’. 

Salem Zeidat, 40 ans, d’Hébron, poursuit sa grève de la faim depuis 12 jours, il est arrêté depuis 22 février 2020, il est condamné à la détention administrative et est déjà un ex-prisonnier, sachant qu’il est père de cinq enfants.

Mohammed Amar, de 26 ans, de la ville de Tulkarem, poursuit sa grève de la faim, il est détenu depuis Octobre 2020, ainsi que le prisonnier Mujahed Hamed de Ramallah, il est en grève depuis dix jours il est arrêté depuis le 22 septembre 2020. A noter que le prisonnier gréviste Hamed est un père et a un enfant.

Depuis neuf jours, Mahmoud Al-Fusus de 30 ans, de la ville d’Hébron, a passé de longues années dans les geôles de l’occupation et son frère Kayed de 32 ans, ont entamé récemment une grève de la faim dans la geôle de ‘Raymond’.

Ra’fat Al-Darawish de 28 ans, de la ville d’Hébron, poursuit sa grève de la faim depuis neuf jours aussi et il était déjà un ex-prisonnier et souffre des problèmes de santé.

Jivara Al-Namoura de 28 ans, un joueur palestinien de Football, a été arrêté en Octobre 2020, ainsi que Muayad Al-Khateeb de 21 ans de la ville de Bethléem, il a été arrêté à maintes reprises et il a un frère prisonnier.

540 prisonniers administratifs croupissent actuellement dans les geôles de l’occupation.

La détention administrative est l’arrestation et la détention d’une personne par l’autorité militaire, sans inculpation ni jugement, pour une durée inconnue et renouvelable indéfiniment.

Pratiquée par Israël pour des « raisons de sécurité », c’est aujourd’hui un véritable élément de pression contre toutes celles et tous ceux (membres de la société civile ou de partis politiques) qui contestent y compris pacifiquement l’occupation israélienne. Le système de justice ne permet pas au prisonnier l’accès à une procédure équitable, et la possibilité de recours n’existe pas. Le jugement et son résultat dépendent donc entièrement de la décision de l’appareil militaire.

N.S

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