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La Palestine dénonce une « dangereuse escalade » israélienne à Jérusalem-Est

La Palestine dénonce une « dangereuse escalade » israélienne à Jérusalem-Est

Jérusalem, le 18 mai 2026, WAFA – Le gouvernorat de Jérusalem a dénoncé lundi l’approbation par les autorités israéliennes d’une nouvelle série de décisions et de projets de colonisation visant à renforcer le contrôle israélien sur Jérusalem-Est occupée, qualifiant ces mesures de « dangereuse escalade » destinée à imposer de nouvelles réalités géographiques et démographiques dans la ville.

Dans un communiqué publié lundi soir, le gouvernorat a indiqué que ces décisions, approuvées lors d’une réunion gouvernementale organisée à l’occasion de ce qu’Israël appelle la « Journée de l’unification de Jérusalem », s’inscrivent dans le cadre d’un plan systématique visant à consolider l’annexion de la ville occupée, à renforcer la présence coloniale israélienne et à effacer l’identité arabe, islamique et chrétienne de Jérusalem.

Selon le communiqué, les autorités israéliennes utilisent des projets présentés comme relevant du « patrimoine », du « développement » ou de la « sécurité » afin de consacrer leur contrôle sur la ville et de modifier son paysage historique et démographique, en violation flagrante du droit international et des résolutions des Nations unies qui considèrent Jérusalem-Est comme un territoire palestinien occupé depuis 1967.

Parmi les décisions approuvées figure l’affectation de l’ancien complexe de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans le quartier de Sheikh Jarrah, construit sur une superficie d’environ 36 dunums, à la création d’un musée de l’armée israélienne, d’un bureau de recrutement militaire et d’un siège du ministère israélien de la Défense.

Le gouvernorat a estimé qu’il s’agissait d’une escalade grave consistant à transformer un site relevant des Nations unies, bénéficiant d’immunités et de privilèges internationaux, en installations militaires et sécuritaires israéliennes.

Les autorités israéliennes ont également approuvé deux nouveaux plans concernant la zone du mur Al-Buraq, dont l’un porte sur le « renforcement de la préparation aux situations d’urgence » pour l’année 2026 et l’autre sur un programme quinquennal couvrant la période 2027-2031. Ces projets visent notamment à étendre les infrastructures et les projets de judaïsation autour de la mosquée Al-Aqsa et du mur Al-Buraq, à intensifier les activités éducatives et religieuses destinées à la société israélienne et à poursuivre les fouilles archéologiques dans le secteur.

Dans le même contexte, les autorités israéliennes ont approuvé la poursuite du développement de la zone de Mamilla, connue historiquement sous le nom de cimetière islamique de Ma’man Allah, dans le cadre d’un projet doté d’un budget de 80 millions de shekels visant à transformer le site en ce qu’Israël appelle le « Parc de l’Indépendance ».

Le gouvernorat a averti que ces travaux porteront atteinte aux tombes historiques encore présentes dans ce cimetière islamique vieux de plus de neuf siècles, où reposent des savants, combattants et notables de Jérusalem.

Le communiqué a également fait état d’un projet israélien de création d’un centre patrimonial colonial sur le site de l’aéroport international de Jérusalem occupé, dans la localité de Qalandia, au nord de la ville. Le projet prévoit la réhabilitation des bâtiments historiques de l’aéroport ainsi que l’installation d’expositions consacrées à ce qu’Israël présente comme « l’histoire de l’aviation israélienne » et « l’histoire de la colonisation » dans la zone d’Atarot, construite sur des terres palestiniennes.

Par ailleurs, le gouvernement israélien a approuvé un projet de centre destiné à des « groupes de population spécifiques » au sud de la Vieille Ville, comprenant des infrastructures résidentielles et de services, et pouvant également servir de centre d’évacuation en cas d’urgence.

Le gouvernement israélien a aussi annoncé la formation d’une commission ministérielle spéciale chargée de préparer la commémoration du 60e anniversaire de l’occupation de Jérusalem-Est en 1967, une initiative que le gouvernorat considère comme une tentative d’imposer la narration politique et historique israélienne sur la ville occupée.

Le gouvernorat de Jérusalem a réaffirmé que l’ensemble de ces projets et mesures sont « nuls et non avenus » au regard du droit international et des résolutions des Nations unies, soulignant qu’Israël ne possède aucune souveraineté sur Jérusalem occupée, ses lieux saints ou ses institutions.

Il a enfin appelé la communauté internationale, les Nations unies, l’UNESCO et les organisations internationales de défense des droits humains à assumer leurs responsabilités face aux projets de judaïsation visant Jérusalem, avertissant que le silence international encourage Israël à poursuivre ses violations et compromet toute perspective d’une paix juste fondée sur le droit international.

H.A

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