Rome, le 8 juin 2026, WAFA – Le parquet italien a ouvert lundi, une enquête contre le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, dans le cadre de l'affaire de la « Flottille de la Fermeté ».
L'enquête porte sur l'arraisonnement du navire par les autorités israéliennes et la détention des militants à bord dans des conditions qualifiées d'inhumaines.
L'agence de presse italienne ANSA a rapporté que l'enquête fait suite à des déclarations de M. Ben-Gvir en mai dernier, dans lesquelles il s'était moqué des militants apparaissant agenouillés, les mains liées dans le dos, dans le port d'Ashdod après leur arrestation par les autorités israéliennes.
L'agence a ajouté que le parquet de Rome avait ouvert une enquête plusieurs semaines auparavant sur l'arraisonnement des militants de la « Flottille de la Fermeté », incluant des allégations de torture et de détention illégale.
Selon le rapport, l'enquête examine l'arraisonnement des militants, parmi lesquels figurent des citoyens italiens, et les circonstances de leur détention après la saisie du navire.
Cette initiative s'inscrit dans le contexte de la Flottille mondiale de la fermeté, qui a appareillé en avril dernier en direction de la bande de Gaza dans le but de briser le blocus, avec la participation de dizaines de militants, de sympathisants et de personnalités politiques et parlementaires italiennes et d'autres pays européens.
La manière dont les autorités israéliennes ont traité les participants à la flottille après avoir intercepté leurs navires en eaux internationales et les avoir escortés jusqu'au port d'Ashdod a suscité de vives critiques en Italie.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, ont qualifié ces scènes d'« inacceptables et d'atteinte à la dignité humaine », exigeant des explications d'Israël.
Rome a également convoqué l'ambassadeur d'Israël.
Les enquêtes en cours à Rome coïncident avec des actions en justice au niveau international. Des militants des droits de l'homme ont saisi la Cour pénale internationale afin d'élargir le champ de ses enquêtes sur la guerre à Gaza aux violations présumées commises contre les participants internationaux à la « Flottille de la fermeté ».
F.N



