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Accueil international 08/September/2026 01:06 PM

La Campagne académique contre l’occupation publie une étude sur les violations israéliennes visant le secteur universitaire palestinien

 

Ramallah, le 8 septembre 2026, WAFA — La Campagne académique internationale contre l’occupation et l’apartheid israéliens a publié, ce mardi, les résultats d’une étude consacrée aux violations et aux crimes commis par l’occupation israélienne à l’encontre du secteur universitaire palestinien depuis le 7 octobre 2023. Les résultats montrent que les restrictions imposées aux universitaires, aux chercheurs et aux étudiants ne constituent pas des cas individuels isolés, mais reflètent un ensemble complexe de violences, de pressions et d’entraves visant les individus, les institutions et les ressources universitaires, et menaçant la continuité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Palestine.

L’étude a porté sur 502 universitaires, chercheurs et étudiants de troisième cycle issus de diverses institutions palestiniennes d’enseignement et de recherche. Parmi eux, 75,3 % étaient originaires de Cisjordanie et 24,7 % de la bande de Gaza. Les membres du corps enseignant, à temps plein comme à temps partiel, représentaient 64,1 % de l’échantillon, tandis que 53,8 % des participants disposaient de plus de dix années d’expérience universitaire.

Les résultats ont montré que l’interdiction de circuler à travers les checkpoints militaires israéliens constituait la principale violation subie par les participants, avec 53 %, suivie des perquisitions de domiciles (38,2 %), de la discrimination raciale (34,6 %), des incursions dans les universités et les lieux de travail (25,5 %) et de la démolition de maisons (23,1 %).

Selon l’étude, les autres formes de ciblage comprenaient les attaques de colons, la détention et l’arrestation, les interdictions de voyager, la fermeture d’établissements d’enseignement, la confiscation d’équipements et de matériels de recherche, les menaces directes, ainsi que les pressions exercées sur les directions des institutions universitaires afin de restreindre leurs activités.

S’agissant des violations ayant eu le plus d’impact sur la vie des participants, la démolition du domicile ou le déplacement forcé arrivait en tête, avec 13,5 %, suivie de la détention ou de l’arrestation aux checkpoints (13,1 %), des perquisitions de domiciles (12,3 %) et des difficultés de déplacement et restrictions aux checkpoints (11,1 %).

L’étude a souligné que le ciblage de l’enseignement supérieur ne se limitait pas aux individus, mais touchait également les institutions et les infrastructures universitaires. La fermeture des universités arrivait en tête des violations considérées par les participants comme les plus dangereuses pour l’enseignement supérieur, avec 36,6 %, suivie de l’imposition de restrictions et de sanctions économiques et financières (18,3 %), de l’arrestation d’étudiants et de membres du personnel universitaire (17,1 %) et des incursions dans les universités (13,1 %).

Les participants ont également fait état de restrictions concernant l’approvisionnement en équipements de laboratoire et les programmes d’échanges universitaires, ainsi que de la démolition d’universités et de la mort de membres de leur personnel, ce qui entrave le processus éducatif et affaiblit la capacité des institutions palestiniennes à poursuivre leurs activités d’enseignement et de recherche scientifique.

Les résultats ont révélé d’importantes différences statistiques entre les universitaires de Cisjordanie et ceux de la bande de Gaza, avec des écarts statistiquement significatifs pour 16 des 18 violations étudiées. La bande de Gaza a enregistré les moyennes les plus élevées concernant la démolition des maisons, avec 4,03 contre 1,68 en Cisjordanie, ainsi que pour la confiscation des terres, la fermeture des établissements d’enseignement, les interdictions de voyager et les menaces directes.

À l’inverse, la Cisjordanie a enregistré des niveaux plus élevés en matière d’interdiction de circuler à travers les checkpoints, avec une moyenne de 3,52, ainsi que concernant les attaques de colons, avec une moyenne de 2,53. Aucune différence statistiquement significative n’a toutefois été relevée entre les deux régions en matière de discrimination raciale et de pressions exercées sur les directions des établissements d’enseignement, ce qui témoigne de l’ampleur de ces deux formes de ciblage dans l’ensemble de la Palestine.

L’analyse a également fait apparaître des différences statistiquement significatives selon le statut universitaire pour huit des 18 violations. Les étudiants de troisième cycle étaient les plus exposés à plusieurs formes de violations, notamment les perquisitions de domiciles, la détention, les agressions physiques, les attaques de colons et les arrestations.

L’étude a par ailleurs montré que les universitaires les moins expérimentés étaient davantage exposés aux attaques de colons, aux agressions physiques et aux pressions exercées sur les directions des institutions, comparativement à ceux comptant plus de dix années d’expérience universitaire.

Enfin, les résultats ont mis en évidence d’importantes différences selon la discipline, l’établissement et l’université, avec des écarts statistiquement significatifs entre les universités pour 17 des 18 violations étudiées, et entre les disciplines pour 14 des 18 violations.

N.S 

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