Accueil Rapports et Enquêtes 29/August/2020 11:14 AM

Naji Al-Ali ... la plume révolutionnaire de la Palestine… 33 ans de son martyre

Naji Al-Ali ... la plume révolutionnaire de la Palestine… 33 ans de son martyre

 

Ramallah, le 29 août 2020, WAFA- Aujourd'hui, le samedi 29 août coïncide la 33em commérations du martyre de Naji Al-Ali,  la plume de la Palestine, qui défendait farouchement le droit des Palestiniens: « je n'ai jamais connu un chemin vers la Palestine que le chemin de la lutte et de la confrontation ».

Naji Salim Hussein Al-Ali est né en 1938 dans le village d'Al-Shajara, situé entre Nazareth et Tibériade, dans le nord de la Galilée en Palestine, et en raison du terrorisme des gangs sionistes, il a été contraint de fuir avec sa famille en 1948 vers le camp d'Ain al-Hilweh, au sud de Sidon, au Liban.

 Handala, créé par Naji Al-Ali, représente un garçon de dix ans, qui tourne le dos, ses mains derrière son dos, Handala est devenu la signature de Naji Al-Ali sur ses dessins.

Ce dessin reçoit un grand succès parmi les publics arabes, en particulier les Palestiniens, car Handala est un symbole du Palestinien torturé et fort malgré toutes les souffrances qu’il endure, car il tourne le dos à l'ennemi.

 Naji  dit dans une interview à l'écrivaine égyptienne, Radwa Ashour en 1984, à Budapest: «Ce petit enfant aux pieds nus est un symbole de mon enfance, j'ai quitté la Palestine à cet âge mais j'y suis toujours, bien qu’il y a 35 ans, les détails de cette étape ne sont pas absents de ma mémoire, je me souviens de chaque plante, chaque pierre, chaque maison et chaque arbre en Palestine quand j'étais enfant. »

 Il ajoute: «Je l'ai présenté aux lecteurs et je l'ai appelé Handala, comme un symbole d'amertume. Au début je l'ai présenté comme un enfant palestinien, mais avec le développement de sa conscience, il avait un horizon national, puis humain. »

 Il poursuit : « Au début, je le dessinais, rencontrant les gens, portant une kalachnikov. Il était constamment en mouvement, actif et avait un vrai rôle, discutant en arabe et en anglais, criant, chuchotant et prêchant la révolution. »

Va-t-il grandir Handala? Naji  dit: "Il restera à l'âge de dix ans jusqu'à ce que la patrie revienne. Ce n'est qu'alors qu'il grandira et commencera à grandir ... les lois bien connues de la nature ne s'appliquent pas à lui. C'est une exception, car perdre la patrie est une exception, et les choses deviendront normales quand la patrie reviendra.’’

Quand pouvons-nous voir Handala? Naji  répond: "Quand la dignité n'est pas menacée, et quand la personne arabe retrouve son sens de la liberté et de l'humanité.’’

En 1963, Naji Al-Ali est parti pour le Koweït pour travailler pour le magazine koweïtien Al-Tale'ah,  il a commencé à publier ses caricatures sur ses pages, jusqu'en 1968, puis il a quitté le Koweït et est retourné au Liban  où il a pris conscience de l'ensemble des opérations menées contre l'occupation israélienne, qui a enflammé ses sentiments patriotiques, et ses dessins se sont distingués en appelant à la lutte armée comme seul moyen de regagner la terre.

En retournant, au Koweït, ses perceptions politiques ont mûri au point qu'il est devenu un porte-parole solide de la défense de la cause palestinienne.

Il a produit plus de 40 000 œuvres d'art, autres que celles empêchées par la censure et sont restées enfermées dans des étagères. Il a publié trois livres en 1967, 1983 et 1985, ses œuvres ont été exposées à Beyrouth, Damas, Amman, Palestine, Koweït, Washington et Londres. Handala est le plus célèbre de ses personnages dans ses caricatures.

A 5 h 13 GMT, le mercredi 22 juillet 1987, Al-Ali a garé sa voiture sur le trottoir de droite sur Ives Street, au sud-ouest de Londres, où est basé le journal Al-Qabas International où il travaillait, Naji  ne savait pas qu'un meurtrier le traquait, malgré les menaces qui dépassent la centaine, selon lui, qui l'avertissaient du châtiment pour ses dessins.

Naji  a été transféré à l'hôpital St. Stephen alors qu'il était sous respirateur, puis il a été transféré à l'hôpital Cross Charing, il a été admis au département de neurochirurgie, puis il a été ramené à l'hôpital St. Stephen.

Al-Ali a continué à lutter contre la mort jusqu'au samedi 29/08/1987, à deux heures du matin.

 Il a été enterré dans le cimetière islamique Brooke Wood" à Londres, sa tombe porte le numéro 230191

F.N

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