Accueil Politique 16/March/2026 10:04 PM

Mansour envoie des messages identiques aux responsables de l'ONU concernant les crimes continus de l'occupation contre le peuple palestinien.

Mansour envoie des messages identiques aux responsables de l'ONU concernant les crimes continus de l'occupation contre le peuple palestinien.

 

New York, le 16 mars 2026, WAFA – L’Observateur permanent de l’État de Palestine auprès des Nations Unies, le ministre Riyad Mansour, a adressé aujourd’hui trois, lettres identiques au Secrétaire général de l’ONU, au Président du Conseil de sécurité pour ce mois-ci (les États-Unis d’Amérique) et au Président de l’Assemblée générale de l’ONU, concernant la guerre menée par Israël, puissance occupante, contre le peuple palestinien sur l’ensemble du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est.

Cette guerre constitue une violation flagrante du droit international et des résolutions de l’ONU, et un mépris manifeste de la volonté de la communauté internationale.

M. Mansour a souligné la persistance des meurtres, des blessures et des actes d’intimidation perpétrés contre des civils palestiniens, y compris des enfants, par les forces d’occupation et les milices terroristes de colons.

À cet égard, M. Mansour a évoqué le crime odieux commis par les soldats de l’occupation dans la ville de Tammoun, au sud de Tubas, où ils ont exécuté de sang-froid quatre membres d’une même famille à l’intérieur de leur véhicule.

Il s'agissait du père, Ali Khaled Bani Odeh (37 ans), de son épouse, Waad Bani Odeh (35 ans), et de leurs deux enfants, Muhammad (5 ans) et Othman (7 ans), ce dernier étant aveugle et handicapé. Leurs deux autres enfants, Mustafa (8 ans) et Khaled (11 ans), ont également été blessés par des éclats d'obus. Ce crime a plongé une autre famille dans le deuil et laissé deux enfants orphelins.

Mansour a également évoqué une série d'attaques perpétrées la semaine dernière contre des Palestiniens par les forces d'occupation israéliennes et des colons terroristes, lors d'incidents distincts survenus dans le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est.

Parmi ces attaques figurent le meurtre d'Amir Mu'tasim Odeh, âgé de 28 ans, dans le village de Qusra ; l'agression violente et sexuelle d'un Palestinien à Khirbet Humsa, dans le nord de la vallée du Jourdain ; et les blessures à la tête subies par Suwar al-Hathalin, âgée de six ans, après avoir été délibérément renversée par un colon à Khirbet Umm al-Khair, près de Masafer Yatta, au sud d'Hébron.

Mansour a également mentionné le meurtre de deux jeunes hommes, Ma'moun Badawi Rashdan, âgé de 25 ans, et Muhammad Ali Rashdan, âgé de 24 ans, par les forces d'occupation israéliennes près du carrefour de Za'tara, au sud de Naplouse.

Dans la bande de Gaza, Mansour a indiqué qu'Israël continue de violer l'accord de cessez-le-feu par ses attaques incessantes contre des civils palestiniens. Ces attaques comprennent de nombreux raids aériens sur différentes zones de la bande de Gaza et des tirs des forces d'occupation israéliennes, qui ont entraîné la mort de 28 Palestiniens, dont des enfants, rien que la semaine dernière.

Mansour a dénoncé le maintien par Israël, pour le dix-septième jour consécutif, de sévères restrictions d'accès à la Vieille Ville de Jérusalem, à la mosquée Al-Aqsa Noble Sanctuaire, en particulier durant le mois sacré du Ramadan. Il a souligné que ces restrictions constituent une violation flagrante de la liberté de culte et du statut historique et juridique des lieux saints, et a insisté sur le fait qu'Israël n'exerce aucune souveraineté sur Jérusalem-Est occupée ni sur aucune partie du territoire de l'État de Palestine, et que sa politique et ses actions constituent une grave violation du droit international.

Il a également souligné que la poursuite de ces crimes résulte directement de l'impunité dont jouissent les auteurs des violations commises par Israël en Palestine occupée. Cette impunité a enhardi le gouvernement d'occupation extrémiste, ses forces et les milices de colons, les encourageant à persister dans leurs crimes en toute impunité.

 À cet égard, il a relevé la décision israélienne d'abandonner les charges contre des soldats ayant agressé sexuellement une détenue palestinienne en 2024, démontrant ainsi que le système judiciaire israélien accorde l'immunité aux auteurs de crimes graves contre les Palestiniens, tels que qualifiés de crimes par la Cour internationale de Justice.

Mansour a appelé la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité, à assumer ses responsabilités juridiques et morales et à prendre des mesures immédiates et concrètes pour mettre fin à l'impunité d'Israël et rompre le cycle de violence et les crimes perpétrés contre le peuple palestinien.

L’Observateur permanent de l’État de Palestine auprès des Nations Unies a insisté sur la nécessité de traduire en justice tous les responsables de ces crimes et d'assurer d'urgence une protection internationale au peuple palestinien, notamment en protégeant son droit à vivre sur sa terre, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies.

F.N

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