Ramallah, le 17 mai 2026, WAFA- La Commission des affaires des prisonniers et des ex-prisonniers a alerté dimanche sur une détérioration des conditions sanitaires et de vie de plusieurs détenus palestiniens dans la prison de Megiddo, notamment des malades et des mineurs, dans un contexte de poursuite de la détention administrative et de manque de soins médicaux et alimentaires.
Dans un rapport établi après une visite de son avocat, la Commission indique que le détenu Khalil Mohammed Riahi (48 ans), originaire du camp de Balata à Naplouse et détenu depuis le 27 novembre 2025, souffre d’une grave dégradation de son état de santé. Il aurait perdu environ 30 kilogrammes en raison de la mauvaise qualité et du manque de nourriture. Il est atteint de maladies cardiaques, d’hypertension et de troubles digestifs, et reçoit ses traitements de manière irrégulière, les autorités pénitentiaires refusant notamment de lui administrer un traitement adapté à ses problèmes gastriques.
Le détenu affirme également avoir été violemment battu lors des premiers jours de son arrestation, ce qui lui aurait causé la fracture de toutes les dents de la mâchoire inférieure. Il a ensuite été transféré à l’hôpital pour des examens, mais le médecin aurait refusé de documenter les blessures, les attribuant à une condition antérieure à son arrestation.
Par ailleurs, le prisonnier Omar Mohammed Sidqi Al-Sughairi (18 ans), originaire de Tubas et détenu depuis le 27 novembre 2025, a été arrêté peu après une opération chirurgicale au doigt de la main gauche. Son état s’est partiellement amélioré, bien qu’il conserve une mobilité limitée. Il a également contracté la gale il y a environ quatre mois et se trouve actuellement en phase de rétablissement.
La Commission rapporte également le cas du détenu mineur Taysir Qassem (17 ans), originaire de Naplouse et détenu depuis le 24 juillet 2025, qui souffre depuis un mois de difficultés respiratoires, à la suite de coups reçus au niveau de la poitrine lors d’une intervention de forces pénitentiaires.
La Commission des affaires des prisonniers estime que ces témoignages reflètent la persistance de conditions de détention difficiles sur les plans sanitaire et humanitaire, marquées par un accès limité aux soins médicaux, des violences répétées et une dégradation générale des conditions de vie dans les prisons.
H.A



