Ramallah, le 6 mars 2026, WAFA – Le président Mahmoud Abbas s'est entretenu aujourd'hui, par téléphone avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Ils ont évoqué les derniers développements en Palestine, l'escalade de la violence dans la région et l'importance de mettre fin à ces attaques et de reprendre le dialogue.
Le président a réitéré sa condamnation des attaques iraniennes visant plusieurs pays arabes et régionaux, insistant sur la nécessité de les stopper et d'empêcher toute nouvelle escalade et extension du conflit dans la région et dans le monde.
M. Abbas a souligné l'importance de mettre fin aux attaques israéliennes contre le Liban, compte tenu des dangers qu'elles représentent pour l'État et le peuple libanais, ainsi que l'importance des efforts internationaux pour enrayer l'escalade et permettre à l'État libanais de recouvrer la pleine maîtrise de son territoire et de ses frontières.
Le président Abbas a informé le président égyptien des développements dangereux dans les territoires palestiniens, en particulier en Cisjordanie, y compris à Jérusalem, compte tenu des violations continues commises par l'occupation israélienne contre le peuple palestinien, de l'escalade des attaques des colons et des mesures et politiques unilatérales israéliennes visant à imposer un fait accompli et à saper les dernières opportunités de parvenir à la solution à deux États soutenue internationalement.
Le Président a évoqué l'importance de contraindre les autorités d'occupation israéliennes à appliquer le cessez-le-feu, conformément aux plans internationaux proposés et aux résolutions du Conseil de sécurité. Il a également insisté sur la nécessité de rouvrir le point de passage de Rafah, de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza et d'entamer la mise en œuvre de la deuxième phase de la résolution de l'ONU exigeant un retrait complet d'Israël de la bande de Gaza et la reddition des armes par les factions armées, sur la base du principe d'un État, d'une loi et d'une force armée légitime.
Le Président a réaffirmé l'importance d'éviter les doublons et d'établir de nouveaux systèmes et lois dans la bande de Gaza, ainsi que de maintenir une coordination totale avec le gouvernement palestinien dans le cadre du bureau de coordination établi. Il a également souligné la nécessité d'accélérer le rétablissement de la pleine souveraineté de l'Autorité nationale palestinienne dans la bande de Gaza.
Le Président a salué le rôle essentiel et significatif de l'Égypte dans le soutien apporté au peuple palestinien et les efforts déployés par la République arabe d'Égypte pour parvenir à un cessez-le-feu, faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire et instaurer le calme et la stabilité dans la région.
Pour sa part, le président Sissi a affirmé le soutien indéfectible de son pays aux droits légitimes du peuple palestinien et la volonté de l’Égypte de poursuivre ses efforts pour mettre fin à l’escalade, consolider le cessez-le-feu, assurer l’acheminement de l’aide humanitaire à la bande de Gaza et collaborer avec les acteurs internationaux et régionaux pour stopper l’escalade dans la région, et progresser vers le dialogue et parvenir à la paix et à la stabilité.
Le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, l'ambassadeur Mohamed El-Shenawy, a déclaré que l'entretien téléphonique avait porté sur l'évolution de la situation régionale.
Le président El-Sissi a souligné la nécessité de mettre un terme à l'escalade actuelle et de privilégier les solutions pacifiques à toutes les crises de la région, afin de préserver la stabilité des nations et le bien-être de leurs populations.
Le porte-parole a ajouté que les deux présidents avaient également évoqué l'évolution de la question palestinienne et les efforts déployés par l'Égypte avec les médiateurs et toutes les parties concernées pour garantir la pleine application de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza et l'acheminement d'une aide suffisante à la population.
Les deux présidents ont réaffirmé leur rejet catégorique de l'agression iranienne contre les États arabes, notamment au vu de la position de ces pays contre la guerre et de leurs efforts pour la prévenir. Ils ont également mis en garde contre les répercussions négatives d'un conflit dans la région, en particulier sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, ainsi que sur les conséquences économiques qui en découleraient.
F.N


