Accueil Rapports et Enquêtes 29/March/2026 07:07 AM

50 ans après 1976, la Journée de la Terre reste un symbole de la lutte foncière palestinienne

50 ans après 1976, la Journée de la Terre reste un symbole de la lutte foncière palestinienne

Ramallah, le 29 mars 2026, WAFA- Les Palestiniens s’apprêtent à commémorer, dimanche, le 50e anniversaire de la « Journée de la Terre », un événement marquant de leur histoire nationale, qui remonte au 30 mars 1976.

Cette date fait référence à une mobilisation de grande ampleur des Palestiniens de 1948 contre la saisie de leurs terres par les autorités israéliennes. À l’époque, une grève générale et des manifestations avaient été organisées, notamment en Galilée et dans le Naqab, pour protester contre les politiques de dépossession foncière et de judaïsation.

Le mouvement avait été déclenché après la décision des autorités israéliennes de saisir environ 21 000 dunums de terres appartenant à des localités arabes, dont Arraba, Sakhnin, Deir Hanna et Arab Al-Sawaed, dans le cadre de projets de colonisation. Cette mesure avait suscité une vive réaction, conduisant à des affrontements avec les forces israéliennes.

La répression avait été particulièrement violente : six Palestiniens avaient été tués, des centaines d’autres blessés et arrêtés, après le déploiement de forces militaires israéliennes appuyées par des blindés dans plusieurs villages.

Selon les données du Haut comité de suivi des citoyens arabes d’Israël, près de 1,5 million de dunums de terres palestiniennes avaient été confisqués entre 1948 et 1976.

Parmi les zones concernées figure notamment la région d’Al-Mel, d’une superficie d’environ 60 000 dunums. Utilisée par l’armée britannique pour des exercices militaires durant la Seconde Guerre mondiale, elle était restée accessible à ses propriétaires palestiniens après 1948 sous certaines conditions, avant d’être progressivement fermée à partir de 1965 en vue de projets de colonisation.

Un document controversé, connu sous le nom de « document Kenning » et publié le 1er mars 1976 par un responsable du ministère israélien de l’Intérieur, préconisait par ailleurs des mesures visant à modifier la composition démographique de la Galilée et du Naqab, notamment par l’intensification de la colonisation et des restrictions économiques et sociales visant les populations arabes.

Depuis lors, la « Journée de la Terre » est devenue un symbole de l’attachement des Palestiniens à leurs terres et de leur opposition aux politiques de confiscation. Elle est commémorée chaque année à travers les territoires palestiniens et au sein de la diaspora, dans un contexte marqué par la poursuite des tensions liées à la question foncière.

H.A

Nouvelles connexes

Lire la suite